TL;DR: Si vous voulez juste savoir comment réafficher vos titres qui ont disparu du navigateur de document de Writer, voyez à la fin de l’article la secion “Réactiver l’affichage des titres dans le navigateur”. Sinon, installez-vous confortablement. Vous prendez bien un café?

La vie trépidante de l’auteur

Aujourd’hui, après deux jours d’écriture intensive partagés entre macOS et iOS, j’avais prévu de me remettre à travailler sur mon desktop sous Manjaro Linux, dans LibreOffice Writer, avec pour objectif d’écrire deux chapitres au moins. Du coup, ça me ferait trois jours de suite passé à écrire comme un diable. Prend ça dans tes dents, procrastination!

Je boote le PC et, sans surprise, le système m’informe de la présence de mises à jour (Manjaro étant une rolling release, il y a très fréquemment des mises à jour). Parmi les nouveautés, le passage en version 7 de LibreOffice.

L’avantage de la rolling release, c’est non seulement que les apps sont fréquemment mises à jour, mais c’est aussi que ces mises à jour sont transparentes et rapides: je n’ai rien à faire, pas même à redémarrer l’ordinateur. Juste lui dire “vas-y, mon pingouin.” Bref, aucune des nouveautés de LibreOffice ne m’intéressant, j’y voyais avant tout une très bonne excuse pour glander quelques minutes de plus, aller me préparer un autre café et, pourquoi pas, aller emmer… bavarder avec ma moitié, qui travaillait déjà de son côté de l’appart, dans son bureau.

Un bavardage plus tard, je revenai m’installer à mon bureau, avec mon café encore fumant. Comme prévu, Manjaro était à jour et attendait sagement que je veuille bien l’utiliser.

La journée était radieuse. Les voisins du dessus avaient enfin terminé leurs travaux. Le psychopathe à la souffleuse, celui qui passe ses journées à souffler sur la moindre feuille d’arbre qui ose tomber par terre dans le jardin de notre immeuble ou, pire encore, qui le nargue en tombant en plein milieu d’une des allées, devait être parti en vacances ou sa souffleuse être en panne car je ne l’entendais pas. Y avait juste des déménageurs en bas de l’immeuble, mais ils étaient sympa et pas bruyants. En plus, mon café était presque parfait (manquait juste un biscuit). Les dieux étaient avec moi. Je démarre Writer plus motivé que jamais pour écrire: je vais te les torcher ces deux chapitres, tu va voir!

Dans Writer, j’ouvre le fichier HTML du manuscrit que j’ai exporté depuis Ulysses, sous le Mac. Et là, c’est le drame. Non, mon texte est bien là, pas de souci. Mais aucun des titres de chapitres n’apparaît dans le navigateur (F5 pour l’afficher, sous Writer). Ca n’a l’air de rien, mais ça me fait bien chier car le navigateur me permet de facilement… naviguer… d’un bout à l’autre du manuscrit.

“Ok, c’est surement parce que j’ai ouvert un fichier HTML, Writer ne doit pas aimer ça, j’ai pas encore trop l’habitude de l’utiliser. " Je sauvegarde donc le fichier en ODT, le format natif de Writer. Hélas, le navigateur est toujours aussi vide.

D’un coup, le café ne me semble plus aussi excellent. Je repose la tasse.

Je pourrais, non je devrais me dire que c’est pas la fin du monde, que je peux m’en passer, que je verrai ça plus tard, pourme concentrer sur l’écriture. Mais ça m’énerve: ça fonctionnait il y a deux jours, pourquoi ça fonctionne plus? Je redémarre Writer, au cas où. Rien de mieux. Je crée un document vide et ajoute un titre, pour voir. Rien. Je redémarre Linux. Tant qu’à faire, hein… et puis, c’est rapide. Nada. WTF Writer?

Pour me détendre, j’insulte copieusement Writer et souhaite à ses développeurs d’aller se faire [je vous laisse imaginer ce qui vous semble le pire, disons que dans mon esprit ça impliquait de les obliger à passer une nuit au lit avec Trump]. Ca me fait du bien, je me calme et je retire tout ce que j’ai souhaité sans le penser à ces braves développeurs: ils ne méritent pas ça, personne ne le mérite en fait. Mais je suis toujours aussi contrarié par ce bug, et toujours aussi boudeur: je veux écrire et je veux voir mes titres dans le Navigateur, na. Je respire plus jusqu’à ce que je les ai… J’ai vite perdu et été forcé de respirer.

Duck it, Linux! I’m going back to macOS! où, c’est bien connu, l’herbe est toujours plus verte et où les vaches sont moins buguées. Je démarre donc le Mac, et Ulysses, et je me mets à écrire sans problème aucun et sans me prendre la tête. D’un coup, c’est l’heure de déjeuner. Je regarde le compteur de mot, j’ai bien avancé et c’est le coeur léger que je rejoins ma moitié à la cuisine, où nous nous préparons un petit truc sympa. Après le repas, un café bien mérité dans les mains, je retourne à l’ordi.

Le Mac est éteint. “C’est bien que les ordinateurs se mettent en veille tout seul, parce que moi j’oublie tout le temps de le faire,” me dis-je en appuyant sur une touche du clavier, pour le sortir de veille. L’écran reste noir. WTF, Apple?

Je pose ma tasse et m’assied. J’appuye sur une autre touche, Rien. J’appuye sur un tas d’autres touches. Rien. Je redémarre le Mac de force, qui s’allume. Serviable, dès que je me suis identifié, macOS m’informe que le Mac s’est éteint à cause d’un problème. Vraiment? (pour mémoire, si vous n’avez pas suivi les épisodes précédents, c’est le Mac neuf qui a passé tout le confinement en réparation chez Apple).

Si je ne refuse jamais une occasion de ne pas écrire, ces petits tracas commencent à me gonfler parce que là, justement, j’ai envie d’écrire. Pour me changer les idées, je fini mon café sur le balcon, à regarder les déménageurs qui terminent de remballer leurs petites affaires dans leurs camions. Eux, au moins, leur outil fonctionne. Je les regarde et je ne pense à rien, ça me fait du bien.

Quand je retourne au bureau, le Mac est à nouveau planté. Mes yeux se posent sur le PC Linux, à côté du bureau, puis reviennent se poser sur le Mac. Et je ne peux m’empêcher de me demander:

À quoi bon payer le “premium” Apple si c’est pour avoir une machine qui me foute des bâtons dans les roues, comme n’importe quelle autre? En plus, qui offre moins de possibilités pour tenter de la réparer moi-même, car je sais ce que je dois faire, j’ai pas le choix: contacter Apple et prendre RDV pour le déposer au SAV (la dernière fois, il m’a fallu attendre quatre ou cinq jours) et puis patienter qu’il soit réparé et prier pour que cette fois la réparation soit effective.

C’est ainsi que ça marche. Sauf que j’ai pas envie. Surtout, j’ai pas envie de me farcir une nouvelle fois une heure et demi de transports en commun aller-retour, pour déposer le Mac au SAV Apple.

Je regarde mon PC sous Linux et je le rallume. Après tout, vu que ma journée est foutue, je peux aussi bien rebooter Linux et, au lieu de râler, je peux tenter de comprendre pourquoi Writer merdouille, non? Au moins, j’aurai l’impression d’avoir fait quelque chose.

Bilan à la fin de la journée: il est 18h et quelques moment où j’écris ce billet. je viens juste de fermer Wirter, dans lequel j’ai écrit mon second chapitre de la journée et le début du suivant.

Et pour le bug des titres, alors? Montre en main, il m’aura fallu moins de cinq minutes pour trouver la solution (nettement plus rapide que de me taper un aller retour au SAV). Surtout, il m’aura fallu cesser de bouder comme un enfant gâté dont le jouet serait cassé. (A priori, ce bug est ancien et toujours pas corrigé. Il faut bien admettre que c’est assez regrettable quand une des améliorations mise en avant pour cette version 7 de LibreOffice est, justement, le navigateur de document de Writer. La bonne nouvelle, c’est que le bug est facile à corriger.)

Et le Mac, alors ? Il est éteint. Et il va le rester. Ce soir, je le débrancherai et le rangerai dans sa jolie boite. Quand j’aurai un peu plus de temps et de courage, j’irai le déposer au SAV. D’ici là, je continuerai à bosser… sous Linux (et sur iOS).

Ah oui, j’ai failli oublier:

Réactiver l’affichage des titres dans le panneau latéral de Writer

  1. Dans Writer, affichez le panneau de Styles (Ctrl+F11)
  2. Faites un clic droit sur le 1er niveau de titre que vous voulez voir réapparaitre dans le navigateur et choissisez ModifyOups, c’est en voyant mes menus en anglais que je réalise que j’ai écrit ce billet en français et pas en anglais. Il restera comme ça: j’ai pas le courage de tout réécrire, désolé/my bad.
  3. Affichez l’onglet Outline and Numbering et vérifiez que Outline Level corresponde bien au niveau de titre souhaité. S’il affiche autre chose qu’un niveau de titre, modifiez la valeur. Faite ça pour les autres titres concernés. Le navigateur devrait à nouveau fonctionner normalement.