No New Tools

Being an early adopter is exhilarating in the same way that riding a rollercoaster can feel like travel. You’re moving, but you’re not actually going anywhere, only devising ever-increasingly complex methods to make yourself feel slightly more barfy. You are in a loop de loop of productivity, changing for change’s sake. I made an agreement with myself in January: no new apps on my phone or computer. Don’t do new stuff. Just do your work.
Text editor, spreadsheet, email, pencil, paper, Photoshop. OK. That’s enough.

Frank Chimero: No New Tools, via le non moins excellent Minimal Mac.

Arrêtons de tourner en rond. Ce n’est pas que par caprice que j’ai décidé, il y a plusieurs mois de ça, de ne quasiment plus parler de Markdown et du gazillion et demi d’éditeurs de textes qui prétendent réinventer notre façon d’écrire sur OS X ou sur iOS — grâce à Markdown ou d’une de ses variantes. Ou des applications de prise de vue sur iPhone

Oui, certains de ces outils sont superbes. Je comprends (et j’envie) le développeur capable de créer les outils exactement comme lui pense qu’ils devraient être. Mais si j’avais dû attendre l’outil de mes rêves pour écrire, je n’aurais jamais rien écrit — ou photographié.

Oui, on peut toujours trouver un meilleur éditeur de texte, un éditeur toujours plus-mieux-optimisé-pour-Markdown. Mais on peut encore plus facilement trouver meilleur auteur que soi. Et alors ? Est-ce que nous devons nous interdire d’écrire parce qu’on ne s’appelle pas Virginia Woolf ou Flaubert — ou Cartier-Bresson ?

Pour reprendre la chouette image de Frank Chimero, passer son temps à tester ces applications pour trouver la perle rare revient à faire des tours sur une montagne russe : on est secoué dans tous les sens, on est tout excité et on rigole (et on espère que ça plaira à notre copine/copain… au lecteur de nos tests), mais on ne va nulle part. Peu importe le nombre de tours qu’on s’impose, à la fin de la balade, quand on descend en titubant du charriot on n’a toujours rien écrit. On n’a toujours pas osé dire ce qu’on voulait dire à notre petite copine/petit copain.

Bref. Ce n’est pas d’une nouvelle application dont nous avons besoin. Si, en écrivant, on réalise que l’outil ne convient pas et qu’on ne peut vraiment pas supporter ses défauts, à ce moment, il sera temps de chercher quelque chose de plus adapté. Et encore : il faudrait estimer ce qui représente le plus de frictions : accepter un défaut dans une app que l’on connait, ou se frotter à X nouveaux outils et découvrir, forcément, X autres défauts.