Libre Graphics Magazine

Puisqu’on parle de magazines libres, je ne résiste pas au plaisir de vous signaler Libre Graphics Magazine, entièrement consacré à l’art et au design… réalisés à l’aide de logiciels libres.

Je n’ai pas (pas encore ?) commandé la version papier, mais la version PDF téléchargeable gratuitement est plus que convaincante (même si, là encore, c’est le PDF d’un magazine papier dont la mise en page n’est pas idéale pour la lecture à l’écran).

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The difference, of course, between our showcase and those others is that we do care about the process and tool chain behind the works we show. For that reason, every work featured in this section has been created using F/LOSS graphics programs. Sometimes, those F/LOSS tools are among other techniques. Sometimes, they are the only tool in use.
Our goal, in the showcase, is to show you just how stunning F/LOSS graphics can be. We hope you’ll agree that the works on these pages are exciting, well crafted and very much worth pulling out and sticking to your walls.

(“Showcase”, in Libre Graphics Magazine 1.1, p25)

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we need to go back to the attitude of the early times of intense experimentation, when designers explored, tested and rated software without any external pressures (such as using certain software because it is a synonym for “professional”).
And, on the other hand, scholar communities should deeply analyse their practices on software teaching and learning. Both teachers and students should promote critical approaches and capabilities to adaptation and flexibility in who learns, instead of creating captive users with no social awareness.

(Lila Pagola, “Applying F/LOSS as a final user and not dying in the attempt”, in Libre Graphics Magazine 1.1, p 45 )

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You’ve got lots to contribute, so consider joining in with the spirit of the community a little and bringing your own expertise to the table.

(“On being a unicorn”, in Libre Graphics Magazine 1.2, p 43)

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Une lecture bien intéressante, même si on a de temps en temps l’impression d’être laissé sur notre faim et si on aimerait en lire plus (plus d’explications techniques, plus de pas-à-pas, plus de cas concrets ou alors plus détaillés).

Même si le mag parle de graphisme et de design, j’espère qu’ils parleront aussi de l’écriture. Pas seulement en ce qui concerne le choix d’une police de caractères ou de la mise en page d’un texte, mais de l’acte d’écriture lui-même qui consiste à mettre des mots sur l’écran (ou sur le papier), en utilisant des logiciels libres. Ce ne sont pas les sujets qui manquent : par exemple, comment des outils de contrôle de version sont utilisés non seulement pour faire des sauvegardes de tout ce que l’on écrit, mais aussi pour travailler sur un texte à plusieurs ou avec un relecteur ou même avec un éditeur (après tout, moi-même je m’y suis mis). Cela dit, si ça me manque tant que ça, je pourrais aussi bien leur proposer un papier sur le sujet : n’est-ce pas le principe même d’un magazine libre d’encourager la participation ?

Quoi qu’il en soit, c’est une chouette occasion pour les logiciels libres et open sources de se faire connaître comme autre chose qu’un tas d’outils pour les geeks : des outils pour les créatifs 1. On ne peut que souhaiter bon vent à la petite équipe qui anime ce magazine et espérer qu’elle rencontre son public.

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  1. On pourrait m’objecter qu’un développeur est aussi un “créatif”, au même titre qu’un illustrateur, un musicien, un photographe ou un auteur (and so on). Je suis entièrement d’accord. Disons que je fais ici référence à l’acceptation courante du mot.

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