Pour celles et ceux qui ont suivi, et que ça intéresse, sachez que ça y est : le test grandeur réelle d’écriture d’un bouquin — plus exactement d’un manuel informatique, avec des captures d’écran et tout — en Markdown a commencé :
Toutes mes excuses pour le floutage à la hache, mais je n’ai le droit de rien montrer.
Le manuscrit est donc rédigé par l’auteur dans TextMate, en utilisant le mode Markdown. Quand il me l’envoie je l’ouvre dans TextMate, crée un aperçu du Markdown. Puis, je passe en mode Bracket Notation (ce mode dont je parlai dans le précédent billet, que j’ai adapté à ma façon de bosser) et fais mes commentaires et révisions. Cet après-midi, je vais donc lui renvoyer le fichier texte, avec mes commentaires et corrections qu’il pourra également afficher de façon colorées, grâce au mode Bracket.
Bon, c’est encore très tôt pour affirmer quoi que ce soit, mais je peux déjà noter deux choses :
- C’est très confortable et agréable de travailler dans TextMate (mais ça, c’est pas vraiment un scoop).
- Ce n’est pas bon pour Word, mais cet auteur a été métamorphosé. Durant les premiers échanges, rédigés dans Word donc, le texte était pesant voire carrément coincé. On en a parlé plusieurs fois avec l’auteur qui ne parvenait pas à se lâcher, et ça se sentait. Hé bien, c’est du passé. C’est un vrai Phoenix : je n’ai lu que quelques paragraphes, mais c’est très bon : vivant, plein d’énergie, d’humour et d’esprit.
C’est frappant, car dans le même temps, j’ai eu l’occasion de travailler avec d’autres auteurs à peu près du même âge et avec à peu près le même niveau d'(in)expérience dans Word et j’ai constaté la même chose : l’outil les écrase, il les a littéralement épuisés.
Il est urgent de se poser des questions quand on réalise qu’un outil devient un obstacle à la réalisation de la tâche pour laquelle il a été conçu.
Enfin, je vais arrêter là : c’est un sujet qui séduit bien trop les trolls. On en reparlera plus tranquillement, à l’occasion 😉

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