Last November, Russia launched a widely anticipated mission to the Martian moon Phobos (…) the mission was supposed to mark a “cavalry charge” that would redeem a quarter-century of interplanetary impotence. Instead it turned into a cosmic humiliation when the craft died shortly after takeoff and fell back to Earth.
Phobos was part of a series of recent disappointments for Roscosmos, the Russian space agency. (…) The overall track record of Russian space launches is still not significantly different from that of other spacefaring nations, and the country did successfully ferry two groups of astronauts to and from the International Space Station late last year. But it is the nature of the apparent causes of the accidents—often amazingly inept human errors—that seems most alarming.
(…) Valery Ryumin, a former cosmonaut and now deputy chief designer of the firm that builds and operates Russia’s human space vehicles, told Echo of Moscow the day after the Progress crash that “of course, quality is worsening—we have to admit this.” He added that “checks have become far less thorough than back in old Soviet days.” The main reason for this trend is the loss of experienced workers and the industry’s inability to attract qualified replacements in sufficient numbers.
(Scientific American, May 2012, James E. Oberg: « Not Ready for Takeoff », p.13)
His little lady
And when he laid eyes on her,
He got the feeling they had met before.
Uncanny how she
Reminds him of his little lady,
Capacity to give him all he needs,
Just like his wife before she freezed on him,
(Kate Bush, Babooshka)
On the bobbing knee
I’ve pulled down my lace and the chintz.
Oh, do you know you have the face of a genius?
I’ll send your love to Zeus.
Oh, by the time you read this,
I’ll be well in touch.
I’m giving it all in a moment or two.
I’m giving it all in a moment, for you.
I’m giving it all, giving it, giving it.
This kicking here inside
Makes me leave you behind.
No more under the quilt
To keep you warm.
Your sister I was born.
You must lose me like an arrow,
Shot into the killer storm.
You and me on the bobbing knee.
Didn’t we cry at that old mythology he’d read!
I will come home again, but not until
The sun and the moon meet on yon hill.
(Kate Bush, The Kick Inside)
L’échec est ma muse
Ubunbeta
La nouvelle version de Ubuntu (12.04) est encore une beta (jusqu’au 28, si je ne me trompe), mais une beta promue en home page du site officiel de Ubuntu :

Pour télécharger la version stable, il faut ne surtout pas cliquer sur le gros bouton Download it Today qui invite pourtant à le faire, et cliquer sous le texte « It works with your favourite apps » (logique…), sur le petit Get Ubuntu Now.
Il y a quelques jours, j’ai cliqué sur le gros bouton. Pas de pot. J’ai téléchargé et installé la beta. Pas de pot.
Bureau mobile

Le Kindle, pour accéder aux références. Un stylo et un bloc-notes pour — accrochez-vous à vos bretelles, ça surprend — prendre des notes, tout en lisant. Et deux cuisses, pour les y poser.
Pas de Mac, pas d’iPad ?
Le Mac est dans une autre pièce, posé sur un vrai bureau. Il attend son tour. Notez qu’il aurait pu être posé sur le canapé, à côté de moi. C’est juste que je n’en ai pas besoin à ce stade du travail.
J’ai du mal à me passer de l’iPad, je ne vous le cache pas. Par contre, je ne pourrais pas me passer d’un bloc-notes et d’un stylo : je n’ai encore rien trouvé de mieux pour prendre des notes et aussi, surtout, pour travailler à une cadence qui me convient mieux.
Appelez-moi mou du bulbe si ça vous chante, mais j’ai parfois besoin de laisser mûrir les idées, non pas en les contemplant dans le vide abyssaléthéré de ma (si jolie) petite tête, mais en les laissant sortir plus doucement, plus tendrement, en ne les dactylographiant pas sur un écran, en ne décomposant pas chaque idée, chaque paragraphe, chaque phrase et chaque mot en ses atomes : une série de lettres éparses et éparpillées sur la surface d’un clavier — clavier grâce auquel, c’est vrai, je tape beaucoup plus rapidement et plus lisiblement que je n’écrirai jamais à la main. Mais, je vous le disais, parfois j’ai besoin de lenteur. Et j’aime ça.
Bouffon
(…) t’es qu’un (…) bouffon (…) de fanboy Apple (…).
(Mr Untel, par email. Je me suis permis de supprimer les insultes les plus grossières qui faisaient une garniture douteuse à cet enthousiaste postulat.)
Bouffon ? Ça expliquerait ce bruit de grelots que j’entends au-dessus de ma tête depuis toujours.
(posté depuis un Mac)
Chess
There’s no coherent way to review chess. Chess is just sort of a thing that you explore endlessly, a problem generator; and the sorts of problems that you create within it are reflections of the person interacting with it.
Comparaison n’est pas raison
Est-ce que ne plus avoir d’encre dans le stylo-plume est équivalent à ne plus avoir d’électricité pour l’ordinateur ?

Qui a dit que j’écrivais trop — c’est vrai, surtout sur le blog. Mais qu’importe, demain je partirai quand même en quête d’un pot d’encre bleue ou, je suis un être tellement raisonnable, d’un stylo d’écolier à cartouches, et de cartouches, à la superette du coin… à une bonne heure de route.
Pouvoir emporter partout sa bibliothèque avec soi est un des gros avantages d’une liseuse d’ebooks, mais c’est aussi un gros inconvénient. On court en effet le risque de ne plus en sortir le nez et, peut-être, sans le savoir, de ne plus jamais tomber par hasard sur un livre que l’on n’aurait jamais lu sans ça.
Je passe quelques jours dans perdu dans le Sud de la France, dans la maison d’une personne qui aime lire. Si je n’avais pas levé la tête de mon Kindle, je n’aurais pas jeté un regard vers sa (chouette) bibliothèque, je n’aurais jamais tendu la main vers Gros-Câlin, de Romain Gary, et je n’aurais jamais commencé sa lecture.
On ne pouvait pas dire ce que c’était : les savants du Texas étaient formels dans leur ignorance. Or, s’il est une chose justement, qui ouvre des horizons, c’est l’ignorance. Lorsque je regarde Gros-Câlin, je vois le lourd de possibilités à cause de mon ignorance, de l’incompréhension qui me saisit à l’idée qu’une telle chose est possible. C’est ça, justement, l’espoir, c’est l’angoisse incompréhensible, avec pressentiments, possibilités d’autre chose, de quelqu’un d’autre, avec sueurs froides.
On ne peut évidemment pas crever de peur sans des raisons d’espérer. Ça ne va pas sans l’autre
(Gros-Câlin, p.27, Folio)

Pour lire, je me suis installé à la table de la cuisine, juste dans l’encoignure de la fenêtre par où le soleil cogne comme un malade et me fait cuire — pour mon plus grand plaisir.
Et, oui, si vous vous posez la question, c’est bien un autocollant (fait main) « I ♥ nutella » qui est collé sur mon carnet, ma nièce ayant proposé de le redécorer avec « des trucs que j’aime » : Apple, Linux, le nutella (sur le coup, c’est surtout elle qui aime) et, au dos du carnet, une belle image de l’ami Ludwig Von. Elle aurait pu mettre une photo d’elle et de son frère, aussi, bien que ni Laure ni Matt, ma nièce et mon neveu, ne soient, au sens strict, « des trucs » — pour mon plus grand plaisir.
Qu’est-ce qu’on s’amuse sur ce blog
Ban outdoor advertising
We can choose the magazines we look at. But we’ve no freedom to walk down the street without facing the advertisers’ assault
(…)
A ban would be aesthetically, culturally and environmentally right. But it’s what it says about us that matters too. It would be a sign of collective and democratic power over the market.
(Neal Lawson, The Guardian: Ban outdoor advertising, via @cstross)
Il faut vraiment le vouloir
Un, alors que l’on vient de la page détaillée de l’application, devoir à nouveau choisir la version d’essai de l’application que l’on souhaite télécharger dans la liste de toutes les applications disponibles :

Deux, ne pas télécharger l’application sur laquelle on vient de cliquer, mais devoir communiquer une adresse email et ses coordonnées personnelles, toutes obligatoires :

Trois, ne pas télécharger l’application sur laquelle on vient de cliquer, mais devoir valider l’adresse email que l’on vient de donner, au cas où on serait un vilain spamer :

Quatre, ne pas télécharger l’application sur laquelle on vient de cliquer, attendre l’email de confirmation et cliquer sur un lien :

Cinq, ne pas télécharger l’application sur laquelle on vient de cliquer, revenir sur la liste de toutes les applications et devoir choisir quelle application télécharger :

Six, Cliquer sur l’application et télécharger l’application. Enfin.

On va dire que je chicane, mais on pourrait croire que, pour un développeur, le plus important n’est pas tant d’éviter le spam (y a des filtres, pour ça) que d’encourager les gens à tester ses applications…
Heureusement que j’aime bien MacJournal, parce que hein.
I’m in Heaven
Heaven
I’m in heaven
And my heart beats so that I can hardly speak
And I seem to find that happiness I seek
When we’re out together swinging cheek to cheek
Si je n’étais pas destiné à me réincarner en Gene Kelly, il est probable que ce soit en Fred Astaire que je sois promu dans ma prochaine existence. Cela me semble même être une évidence.
Choix d’une liseuse : les joies des DRM
Pour la fin de ses études primaires (elle recevra fin juin le brevet qui lui permet de passer en Humanités, je crois que c’est l’équivalent du Collège en France), je souhaite offrir à ma nièce une liseuse.
La question est : laquelle ?
Les hommes
—Les hommes ? (dit la fleur) Il en existe, je crois, six ou sept. Je les ai aperçus il y a des années. Mais on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne beaucoup.
(Antoine de Saint-Exupéry, « Le Petit Prince »)
Fin de l’interlude
Fin bien plus rapide que prévue à cet interlude personnel — message personnel à caractère non-informatif : merci à ma soeur d’être qui elle est.
Mais, parce que je m’en voudrais beaucoup d’avoir l’air, même un instant, d’un mec sérieux, à qui il arrive des histoires pas marrantes, laissez-moi vous en raconter une, d’histoire (j’agiterai des grelots pour indiquer quand c’est rigolo).
Pour cet interlude, c’est dans les Cévennes que j’avais choisi de me réfugier, dans un petit repli de colline perdue dans une petite montagne, elle-même perdue au fond de ce parc magnifique. Loin de la foule, loin de Paris, loin de sa pollution, de sa circulation et de ses travaux jamais terminés qui font un vacarme d’enfer.
Il fait encore frais en cette saison, mais c’est un beau pays. Sauf que. Photo prise ce matin, presque au sommet de la petite montagne au flanc de laquelle est accrochée notre cabane de trappeurs (avec l’eau chaude et Internet) :

Ce n’est pas un mouton que vous voyez gambader entre les arbres, ni une chèvre, ni un ours (pas même un écureuil, désolé Matt), ce n’est même pas mon chat (bien trop peureux pour quitter la cabane — bruit des grelots). C’est une grue, mais pas du genre qui s’envole gracieusement en battant de ses interminables ailes dans la brume du matin après s’être désaltérée au torrent qui cascade au fond de la colline. Non, c’est plutôt du genre qui défonce tout ce qu’elle touche de son bec d’acier, pas forcément sans grâce, mais beaucoup plus bruyamment.

Ahahaha — bruit des grelots. Je me croirais presque à Paris. N’empêche, même si elle m’agace, je suis admiratif du talent du chauffeur du camion qui a dû monter cet énorme chargement jusque-là
Interlude (pas musical)
Je me mets (et le blog avec moi, et le téléphone et le mail et Twitter et tout ça) hors ligne pour quelques jours au moins. Pressant besoin de vérifier que j’existe encore en chair et en os. J’ai sans doute aussi besoin d’un bon formatage des neurones et d’une réinstallation du système, sauf que je me souviens plus du tout où j’ai rangé la disquette d’installation de David OS 0.0.1 beta. Zut.
Si le Web vous semble désespérement vide sans moi, c’est pas dur de trouver mieux.
Faites pas de bêtise, ou alors avec le sourire : c’est plus amusant
Pour répondre à la question de Signor D, à savoir comment j’organise mes articles de blog dans des fichiers TXT dans le Finder, et comment je distingue les brouillons des articles publiés : je ne fais rien du tout, je suis bien trop fainéant.
C’est Spotlight qui fait tout, presque tout seul.
Tous mes articles — brouillons ou publiés — sont enregistrés dans le même dossier, quelque part dans ma Dropbox :

La seule différence, c’est que les brouillons ont le tag « -DRAFT- » ajouté dans leur nom :

Bien entendu, ce n’est pas moi qui me tape la corvée d’écrire « -DRAFT- » à chaque fois que je commence un billet, ni de taper la date du jour : je ne suis pas fou. J’ai déjà expliqué comment je nommais mes fichiers, et comment TextExpender se chargeait de tout à ma place. Rien n’a changé depuis lors.
N’afficher que les brouillons ?
Pour n’afficher que les brouillons du blog, pour voir d’un coup d’oeil ce qui est en chantier sans m’encombrer avec ce qui est déjà paru, j’utilise un dossier intelligent Spotlight qui fait une recherche sur les fichiers dont le nom contient « -DRAFT- », tout bêtement. Ce dossier intelligent est accessible d’un clic dans la barre latérale du Finder et est très judicieusement nommé — si, si — DRAFTS :

Avec le bon plugin, Quicklook me permet en plus d’avoir un aperçu de chaque brouillon, même rédigé en markdown, sans avoir besoin de l’ouvrir dans TextMate :

Encore plus simple, une fois qu’un article a été publié, je supprime le tag -DRAFT- de son nom (c’est la seule intervention manuelle dans tout le processus, si on peut parler de processus pour qualifier un truc aussi modeste) et l’article disparaît automatiquement du dossier intelligent DRAFTS.
Voilà, c’est très simple. Sans la moindre prétention. Mais ça fait quelques années que ça me convient très bien.
Question subsidiaire posée par notre ami :
Utiliser une extension spécifique ?
Aucun souci, il est tout à fait possible d’utiliser l’extension de votre choix pour distinguer vos articles des autres textes, par exemple Nom du fichier.billetdeblog. Et de choisir quel programme l’ouvrira par défaut avec un double-clic. Dans mon cas, j’utilise l’extension .blog.markdown.
Pour changer le programme associé par défaut, il suffit de faire un clic droit sur un fichier utilisant cette extension et de choisir Lire les informations. Dans la fenêtre qui s’affiche, repérez la zone Ouvrir avec et choisissez l’application souhaitée. Pour appliquer ce changement à tous les fichiers utilisant la même extension, cliquez sur le bouton Tout modifier, juste en dessous :

C’est tout.
Sur le même sujet :
- Un exemple d’utilisation de TextExpander
- Tenir son journal en Markdown (notez que depuis deux mois je m’oblige à utiliser exclusivement Day One pour tenir mon journal, histoire de le tester sérieusement)
Faire le ménage en orbite
Une solution à ce problème serait d’imaginer une flottille de minuscules vaisseaux robotisés complètement autonomes, chargés de se déplacer sur certaines orbites et d’agglomérer les détritus. Puis, une fois une certaine charge atteinte (ou un certain volume de déchets), ils seraient programmés pour produire une seule grosse poussée pour échapper à l’attraction terrestre, en direction de notre bonne vieille chaudière cosmique : le soleil. Et peu importe s’ils mettent des années à l’atteindre.
Quel business, éboueur en orbite basse… Ça donne des idées pour des histoires de SF.
Et si on veut s’amuser, on pourrait aussi imaginer une race d’ET venant nous visiter et réalisant, stupéfaits, qu’il n’y a aucun moyen de franchir ce barrage de déchets sans endommager leur vaisseau et les questions qu’ils se poseraient : l’humanité est-elle une espèce assez stupide pour s’enfermer elle-même sur une seule petite planète ? Est-ce un moyen inédit de se protéger de l’extérieur ? Une façon de mettre l’espèce humaine en quarantaine tant elle est nuisible ?
Qui a dit que la SF était condamnée à ne parler que du cyberespace et des réseaux sociaux ? L’espace tout court est aussi passionnant
Quelqu’un a un ballet ?

Space Age Wasteland: Debris in Orbit Is Here to Stay. Les observateurs ont dénombré plus de 16.000 détritus d’une taille supérieure à 10 cm en orbite autour de la Terre. Il s’agit de morceaux de satellites, de fusées, d’outils perdus, etc. tous à peu près de la taille ou plus grands qu’une canette de Coca Cola (env. 12 cm de haut) :

Pour caricaturer, on rappellera que, pour jeter ces 16.000 canettes en orbite, moins de 550 personnes au total sont allées dans l’espace. Y a pas à dire, le signe distinctif de notre espèce, c’est la couche de crasse qu’elle laisse partout où elle pose son cul, même dans le vide…



