Day One ?
Une image, pour répondre à une question que plusieurs personnes m’ont posée :

Oui j’utilise Day One, depuis près de trois mois.
Quant à savoir ce que j’en pense :
C’est un plaisir de l’utiliser au quotidien. Les vues Calendrier et Jours sont vraiment agréables et pratiques (je n’utilise pas les rappels ni les favoris), ainsi que l’aperçu (j’y reviendrai en détail à l’occasion). Et la sycnro Dropbox marche très bien.
Mais, tout n’est pas parfait (là aussi, j’y reviendrai peut-être à l’occasion) :
- L’appli plante trop souvent sur le Mac (sans perte, mais quand même : on parle d’éditer des fichiers texte, ça ne devrait pas planter),
- L’export Markdown actuel ne me convient pas : mon journal est structuré sur les dates/heures, ça me semble logique d’en faire des titres (une structure, comme une sorte de sommaire) et pas de simples extraits de code, du contenu, comme c’est le cas actuellement.
- L’absence de support intuitif des images est juste horripilant (nvALT le fait très bien — mais c’est une fonction qui est annoncée par le dev, on attend),
- Mes semaines commencent le lundi, pas le dimanche. Je suis le seul ?
- La fenêtre de saisie rapide mériterait d’être repensée : pourquoi est-elle si petite ? Peu importe qu’elle occupe une grande surface quand je l’invoque, vu que j’écris dedans et qu’ensuite elle disparaît complètement. En l’état actuel, je me retrouve souvent à devoir scroller pour relire ce que je viens d’écrire parce que la fenêtre de saisie est minuscule.
- Etc.
Non, l’absence de mots-clés ne me gêne pas. Depuis des années, mes mots-clés sont notés directement dans mes fichiers, sous la forme « @quelque chose« , comme ceci :

Non, je ne l’utilise pas sur iPad : je n’ai plus d’iPad… mais ça ne va pas durer, c’est vraiment trop pénible.
Non, Day One ne remplace pas TextMate ou Notational Velocity/nvALT. Il me sert pour tenir un journal, uniquement. Et pour être complet : je n’ai toujours pas décidé si j’allais le garder : j’attends la prochaine mise à jour pour voir si ce qui m’ennuie est corrigé, ou pas. Si ce n’est pas le cas, je le laisserais tomber pour reprendre mon journal dans nvALT. En attendant, je n’utilise Day One que parce qu’il est très facile de récupérer le contenu sous forme d’un fichier texte formaté en Markdown et donc de le réinsérer dans mon flux de travail habituel.
Sur le même sujet : Tenir son journal en Markdown (sans utiliser Day One).

![]()
Day One, Mac/iPhone/iPad.
Edit le 19 mai : une chouette réaction de Jean-Christophe, sur Urbanbike.com : Day One à l’usage.
Audiophiles
Audiophiles don’t use their equipment to listen to your music. Audiophiles use your music to listen to their equipment
Alan Parsons
W(oaw)ater vs World
Cette image montre une sphère contenant toute l’eau existant sur Terre (océans, mers, rivières, lacs, glaces, souterraine, y compris celle contenue dans les plantes et les êtres vivants), comparée à la Terre elle-même :

Water Science Photo Gallery, via (le toujours excellent) BLDGBLOG: Water vs World.
srevne’l à erircÉ
Se casser les rondodités fessières à écrire un script shell qui inverse l’ordre des lettres dans un texte — par exemple, pour envoyer des messages secrets codés à sa jeune nièce — et réaliser, juste après l’avoir terminé, qu’il existe une instruction Pyhton qui s’en charge très bien :
echo 'Texte à inverser. Trop cool !' | rev
qui donnera :
! looc porT .resrevni à etxeT
J’ai trouvé ça ici : REVERSE A STRING.

Bon, me reste plus qu’à rédiger et envoyer cet énigmatique message secret à une certaine nièce…
Ça, ce serait de la mise à jour !
Appelez-moi capilosécateur subatomique, mais Coup d’oeil aurait changé de police par défaut pour l’aperçu des fichiers texte, avec la dernière mise à jour de OS X 10.7.4 — ou j’ai fumé quelque chose qu’il ne fallait pas ?
Jamais content
Je n’ai jamais autant detesté ne pas rater un train, que le Thalys de ce matin.
Chaque fois que je lève les yeux de mon livre, il y en a un de plus qui s’est installé sur le fauteuil.

Leur gamelle est vide et je suis seul avec eux. Dois-je m’inquiéter ?
Will energy consumption stay private
A significant byproduct of the connection revolution is that things that were private because they were difficult to measure will no longer be private. When devices can talk to each other, the information rarely remains private. It’s not going to stop with energy, of course. Just about all our buying decisions are going to be shared, and that changes the marketers job.
(Seth Godin: Will energy consumption stay private?)
Geekettes en 1949
Le jour où le Kindle devint gratuit
Le Contenu Numérique peut être utilisé dans le cadre d’une licence qui vous est concédée mais ne vous est pas vendue par le Fournisseur de Contenu.
Amazon.fr : Contrat de licence et conditions d’utilisation kindle
Je loue donc un droit de lecture, mais je dois acheter le Kindle sur lequel je peux lire mesles ebooks appartenant à Amazon/à l’éditeur ?
Ce n’est pas logique. Pourquoi devoir acheter un support sur lequel Amazon ne me propose que de louer le contenu ? Amazon devrait offrir le Kindle à ses clients, comme elle propose gratuitement son application de lecture pour Mac/PC et iOS.
J’en ai déjà parlé, je ne sais plus où, mais il faudrait proposer une formule d’abonnement qui inclurait la liseuse, avec les livres. Peut-être dans le genre ce que fait Audible avec ses audiobooks : différentes formules proposant un nombre plus ou moins élevé de livres par mois.
Accessoirement, en plus d’être en cohérence avec l’utilisation de DRM et de ce surréaliste droit de lecture des ebooks, même si cela lui coûterait pas mal d’argent de faire ça, ce serait totalement dans l’intérêt de Amazon : le Kindle gratuit, les ebooksles ebooks de Amazon n’en deviendraient que plus abordables. Cela renforcerait sa position ou, pour le dire autrement vu que la position de Amazon n’a pas vraiment d’être renforcée à l’heure actuelle, cela affaiblirait celle des autres diffuseurs obligés de faire payer leur liseuse/tablette, en plus des ebooks.

Virginia Woolf, Orlando (sans DRM).
Je sais, c’est naïf
Elle doit ?
Ce que ce débat montre, c’est que pour passer au format numérique, l’oeuvre, par essence doit s’augmenter, doit s’ouvrir à d’autres interventions pour être augmentée d’autres fonctionnalités auxquelles l’auteur n’a pas nécessairement pensé. Le numérique bouleverse le travail solitaire de l’auteur parce qu’il faut désormais démultiplier les coopérations pour faire oeuvre.
(…)
(…)ces exemples nous montrent que les auteurs, pour autant qu’ils souhaitent conquérir le numérique, doivent transformer leur relation à leur oeuvre elle-même, à la linéarité de leur oeuvre et plus encore à leur isolement. L’oeuvre collective est assurément l’avenir du livre numérique. C’est en cela que nombre d’experts répètent que la figure de l’auteur est en voit de disparition. Pour jouer des nouvelles contraintes qui leur font face,** les auteurs vont devoir** profondément réinventer leurs métiers, leurs savoir-faire. Et ils ne le feront pas seuls.
(Hubert Guillaud : Le numérique au défi des auteurs)
Très intéressantes réflexions. Mais j’avoue que ce ton impératif me fatigue.
L’oeuvre « numérique » ira où elle ira, mais sûrement pas en lui ordonnant d’y aller comme à un bon petit soldat. Ni en traitant « l’auteur » (lequel ?) comme un cancre que l’instituteur s’estime en droit de gronder parce qu’il devrait s’intéresser à la leçon (de technologie) plutôt que de rêvasser en regardant on ne sait trop quoi par la fenêtre, assoupi bien au chaud près du radiateur au fond de la classe.

À choisir, j’aurais préféré un « pourrait ».
Dans KISS, y a « Stupid »
Keep It Simple Stupid:

Adobe Officially Unveils CS6 And Its $49/Month All-Inclusive Creative Cloud Subscription Service
On dirait du Microsoft, en pire. Vas-y Adobe, t’as tout compris.
Prochaine étape dans cette belle recherche de simplicité ? Exiger le paiement en demi-billets de 3€, ou en pièces de 8 centimes 3/4 par rouleaux de 99 pièces.
Apple opérateur de téléphonie
C’est ce dont parle macbidouille (via @_LaurentB).
J’y crois toujours autant, ça me semble truc le plus brillant que Apple pourrait faire à moyen terme. On en parlait ici :
- De Siri et des tarifs de la téléphonie mobile (6 janvier 2102).
- Internet Mobile ? Sans moi. Sauf si Apple se lance dans le jeu (6 août 2011).
Et, même si on peut imaginer que c’était planifié depuis longtemps (si ça devait se confirmer), depuis bien avant la mort de Steve Jobs, ce serait quand même une excellente façon pour la « nouvelle Apple » de marquer le coup et de montrer qu’elle est toujours capable de surprendre en débarquant là où on ne l’attend pas (et où personne ne lui donne une chance, pour ne pas changer).
Bafouiller et se tendre
Une autre trouvaille dans la bibliothèque de mon hôte, les Entretiens de Francis Ponge avec Philippe Sollers.
De Ponge, je ne connaissais (pour ne pas dire que je le surkiffais) que le Parti pris des choses, un des livres qui m’a rendu amoureux de l’écriture et des mots (si vous ne savez pas ce que regarder autour de soi veut dire, lisez ce recueil). Même si je n’ai pas tout aimé (ni tout compris) de ces entretiens, il y a beaucoup de choses que j’ai vraiment beaucoup aimées. Aimées au sens de d’apprécier une nouvelle saveur et, peut-être aussi, au sens d’aimer être réconforté quand on est triste ou perdu.
Par exemple, même si Ponge parle de poésie, ce passage pourrait parfaitement décrire la façon dont j’envisage mon travail, qui n’a rien de poétique à la base, et ma relation avec le lecteur, aussi bien en tant qu’auteur qu’en tant qu’éditeur — ce travail d’éditeur informatique que j’ai laissé derrière moi il y a peu, comme on quitte une peau devenue trop étroite dans laquelle on ne sent plus la moindre place, ni avenir ni passé. Quant au travail d’auteur, même s’il a été mis en sommeil le temps de me réparer et de me retrouver, lui n’est pas près de me quitter. Bref, voici le passage :
Montrer comment un animal, un homme, dont une des fonctions est de parler, eh bien, montrer comment il parle, pourquoi qui il est à ce moment-là, qui est la personne qui l’écoute; concerne directement l’auditeur et montrer le travail, montrer le développement de l’esprit, accepter tout ce qui vient à ce moment-là, les scrupules bien sûr, les censures instinctives montant en même temps que les audaces, si bien qu’on fait ça tout simplement… Du bafouillage, on en fait, mais quand on bafouille, on dit : « je bafouille » et en général les auditeurs son très contents, ils sont très contents d’être dans le moment présent et d’être concernés directement, et ils écoutent.
(« Entretiens de Francis Ponge avec Philippe Sollers », p.99, Gallimard/Seuil)
Et, plus loin, dans un autre entretien :
Il semble que les règles, exigences techniques, sont posée d’abord comme impératives, pour que la difficulté qu’elles soulèvent, l’obstacle qu’elles dressent, obligent à piétiner, à marquer le pas, à faire comme on dit du « sur place », voire à s’enfoncer, à s’enterrer sur place, comme un assiégeant devant un mur.
(…)
Les impératifs techniques, rimes rares et stériles, césures, pas de hiatus, strophes à sens complet, sonnets réguliers, etc., ne servent, au fond, que de clés de tension. On finit par les transgresser s’il le faut.
(p.161)
J’aurai ta Poe, et autres histoires de veaux
The Cask of Amontillado est disponible en PDF sur le site de la Library of America.
Si vous ne connaissez pas la Library of America, sachez qu’en plus de proposer de très belles éditions imprimées des classiques de la littérature américaine. Classiques au sens large puisque, par exemple, Philip K. Dick y a récemment trouvé sa place, pour mon plus grand plaisir, ou encore Chandler :

Ici, la couverture sans sa jaquette.
Il s’agit de vrais beaux livres, si vous me demandez mon avis. Ils n’ont pas le petit format ni la reliure pleine peau des Pléiades — merci !, meuglent en coeur les veaux du monde entier — mais il y a le même désir de proposer un objet qui va durer et que je pourrai transmettre… à ma fille que je n’aurai jamais.

Premières lignes de The Big Sleep (Chandler)
En plus de ça, disais-je, la LOA propose donc chaque dimanche un texte, à télécharger au format PDF, extrait d’un de ses nombreux volumes. C’est souvent l’occasion de découvrir un auteur, ou de relire un classique. Comme, ici, cette nouvelle de Poe que je vous invite à vous magner de lire si vous ne la connaissez pas déjà, parce qu’elle arrache son short à votre mère devant le Prisu.
Et si l’English n’est pas votre cup of tea, la voici dans la traduction de Baudelaire : La Barrique d’amontillado. Vous noterez que le texte en anglais est également dispo sur la même page, pas besoin du PDF, donc. C’était juste l’occasion de faire un coup de pub à la LOA
2012, année du bégaiement
2012 aura été l’année du bégaiement, dans le temps et dans l’espace.
(« La politique n’a plus d’idées » — un billet que je n’aurai pas à écrire — chez Anthony.)
Inside Apple

Strange worm.
It’s a good day.
Tom Doherty Associates, publishers of Tor, Forge, Orb, Starscape, and Tor Teen, today announced that by early July 2012, their entire list of e-books will be available DRM-free.
Tor/Forge E-book Titles to Go DRM-Free, via Doctorow: Tor Books goes completely DRM-free
Si vous vous posez la question, non je n’ai pas trouvé d’encre. Mon fidèle stylo bille fait l’affaire, en attendant. C’est moins soyeux qu’une plume mais, au moins, j’arrive à écrire quelque chose :

En pleine relecture…
Souvent, j’ai un mal de chien à écrire, je veux dire écrire des histoires, lorsque je n’écris pas à la main. Je ne sais pas pourquoi — que l’on me permette d’écarter l’hypothèse « vieux con allergique à la technologie », ça n’est pas très crédible me concernant. Vous m’accorderez bien ça ?
C’est juste que taper sur les touches du clavier devient un vrai calvaire quand je me promène dans un monde imaginaire (alors que c’est un vrai plaisir pour le blog ou pour tout ce qui est technique) et c’est, littéralement, en traînant les doigts et en soupirant que j’écrase, une à la fois, les touches qui finissent par composer un mot avant — le temps de reprendre courage — de m’attaquer au suivant, en espérant de croiser la moindre ponctuation et pouvoir la fêter comme une bonne excuse pour faire une pause plus longue. Parce que, clairement, sur le clavier mon imagination s’emmerde. Et ça se sent quand je relis.

Ouais, mais c’est nul ton écriture en papier. T’es obligé de tout recopier, t’as pas de chercher/remplacer et t’as même pas de backup si ta maison prend feu, ou si le chat mange les pages.
Backup ? J’ai ! Soit je scanne soit je photographie chaque page après la séance et m’en crée un PDF — merci Aperçu — rangé dans ma Dropbox. Ça prend quelques instants à peine, pas plus qu’à Time Machine pour faire sa popote
Obligé de recopier ? Et alors ? Depuis quand écrire se fait en une seule passe ? Je ne sais pas pour vous, mais je suis malheureusement loin de pouvoir écrire quelque chose de correct en un seul jet (j’ai moins de difficultés avec les sujets techniques, cela dit). Alors, réécrire , que ce soit du numérique ou de l’analogique, ça ne me choque pas.
Bien sûr, à la différence de mon écriture « pro » (celle qui me fait bouffer, même si elle est au repos depuis quelques mois et qu’elle devrait le rester encore quelques temps), où les délais sont impératifs et où il n’y a pas de temps à perdre, l’écriture de fiction est un hobby sans aucune contrainte de vitesse…






