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30 jan 2012

La der des ders…

par David

Un journal n’est pas une juxtaposition d’articles dans un ordre et sous une forme définis. C’est un tout, un ensemble qui transcende les différences, voire les inimitiés personnelles.

La Tribune : La der des ders…

29 jan 2012

Byebye Google

par David

J’était occupé de vous écrire pourquoi j’allais fermer mon compte Google, lorsque j’ai vu passer Pourquoi je ferme mon compte Google.

Rien à ajouter.

29 jan 2012

L’iPad ? Oh, ouiiiiii. Encore.

par David

« I can see a time when people plug a simple device into an iPad so that their brain is stimulated when they are doing their homework, learning French or taking up the piano. »

Big Think: Brain Boosting Machine Works. But Is it Ethical?

En français, on pourrait dire :

« Je vois venir un temps om les gens pourront brancher un petit appareil sur leur iPad de façon à ce que leur cerveau soit stimulé pendant qu’ils font leurs devoirs, quand ils apprennent le français ou prennent une leçon de piano. »

Même si le sujet est exploré depuis des années par la SF, nous n’en sommes qu’aux balbutiements pour ce qui est d’imaginer ce que pourrait être une humanité « boostée » par l’informatique et la technologie… une technologie contrôlée par des entreprises privées, ou pas. Tout comme d’imaginer comment se vivrait la fracture, pour le coup vraiment numérique, entre les gens branchés et tous les autres.

Apple Glasses 2.jpg
Photo: www.spex4less.com

28 jan 2012

Le système solaire en douze volumes

par David

Douze volumes de 500 pages chacun, fabriqués en impression à la demande. Chaque page correspondant à une distance de 1 million de km. Sur la page 1, le Soleil. Sur la page 6.000, Pluton. Sur la page 155, la Terre :

Safari 003.png

Une vidéo, pour feuilleter le premier volume.

Via @rands.

28 jan 2012

Alternatives à iBooks Author ?

par David

iBooks Author est un superbe produit, qui vous permettra de créer des manuels électroniques multimédias lisibles sur iPad (uniquement dans l’application de lecture fournie par Apple), avec une qualité de mise en page tout simplement bluffante. Et si j’ai vraiment envie de vous dire tout le bien que je pense de cet outil qui met l’autopublication à portée de beaucoup de monde, malgré les questions que soulèvent sa licence, ce n’est pas encore aujourd’hui que je le ferai.

C’est sûr qu’un manuel multimédia à de quoi impressionner : feuilleter les pages, jouer les vidéos intégrées, regarder les animations 3D, etc. c’est bluffant. Mais si vous cherchez uniquement un moyen simple de créer un manuel « basique » (sans les fonctions multimédias spécifiques à Apple) ou même un ebook classique (du texte, avec éventuellement des images), vous n’êtes pas obligé d’utiliser l’application de Apple, et vous n’êtes pas non plus obligé de vous transformer en geek spécialiste d’un outil comme sigil.

Du plus simple, au plus technique, on citera :

Pages. Il suffit de choisir ePub comme format d’exportation. L’ebook sera lisible par l’application de Apple sur iPad/iPhone, mais aussi par la plupart des autres liseuses (sauf le Kindle).
Pages 001.png
Compatible : Mac.

Scrivener. Comme Pages, créer un ebook revient à choisir une option au moment d’exporter. Il offre davantage d’options et de contrôle. En plus du format ePub, il permet aussi d’exporter en Mobi, le format du Kindle. À partir du même manuscrit dans Scrivener, vous pourrez donc proposer un ebook lisible absolument partout.
Scrivener 001.png Compatible : Mac. La version Windows de Scrivener ne propose pas encore cette option.

Calibre (gratuit). Donnez-lui un fichier HTML et il le transformera en ePub, Mobi, etc. Il demandera parfois un peu plus de travail pour obtenir un ebook vraiment fonctionnel (création d’un sommaire, etc.), mais rien de monstrueux. Il est aussi utile pour convertir d’un format d’ebook à l’autre (par exemple ePub en Mobi, ou vice-versa).
Calibre 001.png Compatible : Mac, Windows et GNU/Linux

Pandoc (gratuit). Presque le plus geek du lot (il fonctionne en ligne de commande), mais il peut tout faire y compris créer un ePub à partir d’un fichier Markdown, en une seule instruction :
pandoc mon-fichier.markdown -o mon-ebook.epub
L’ebook est immédiatement créé, à côté de votre fichier :

Finder 009.png

La ligne de commande peut intimider quand on ne la connaît pas, mais si on prend le temps d’y réfléchir, ce ne sont jamais que quelques caractères à taper, pour former des mots… Des mots ? Pas de quoi inquiéter un auteur, n’est-ce pas ;)

Compatible : Mac, Windows et GNU/Linux

À la main. Un ebook, pour résumer grossièrement, ce n’est jamais qu’une sorte de fichier zip qui contient votre texte (du HTML) et vos images, autour duquel on ajoute des métadonnées (auteur, collection, éditeur, genre, etc.) et des fichiers qui expliqueront à la liseuse comment elle doit afficher le sommaire et comment organiser le contenu. Même si ce n’est pas une solution que je recommanderais à tout le monde, je connais au moins un éditeur qui fabrique ses ebooks à la main, et il n’est pas plus lent qu’un autre et ses ebooks sont aussi fonctionnels que les autres.

Compatible : Mac, Windows et GNU/Linux

Edit : Writer2ePub (gratuit). Un plugin qui permet de créer des epubs depuis LibreOffice Writer. Merci @Ombre ;)

Compatible : Mac, Windows et GNU/Linux

Sur iPad ?

Je rappelle que l’excellent Daedalus Touch, sur iPad, permet d’exporter vos textes (en Markdown, si vous le souhaitez) directement au format ePub, sans sortir de l’iPad. Sympa.

Encore une fois : aucun de ces outils ne permet de créer un « manuel multimédia » aussi facilement que iBooks Author, ni avec une mise en page aussi sophistiquée. Mais si vous n’avez pas besoin de vidéos ou de sons dans votre ebook, si vous voulez fabriquer un ebook que vous pourrez vendre sur la boutique de Apple et dans d’autres boutiques simultanément (ou même offrir), vous disposez d’alternatives crédibles.

Sur le même sujet :

Comment lire des ePubs sur le Kindle (et où trouver des ebooks en français sans DRM) ?

24 jan 2012

Black March

par David

Ha ben voilà, suffisait qu’on en parle pour que ça arrive :

Black March 1.png

Black March, Autant dire que j’en serai. Via @what_the_flow.

24 jan 2012

Je t’aime, moi non plus

par David

Les utilisateurs méritent toujours d’avoir le contrôle du programme qu’ils utilisent, individuellement et collectivement.
Le logiciel « privateur » (…) impose un système de colonisation numérique.

(Richard Stallman : « Avec Hadopi, la France n’est pas un pays libre »)

Stallman me pose un problème, et ça fait des années que ça dure. Il peut se révéler un troll de la pire espèce quand il se lâche, franchement odieux. Mais c’est aussi une des personnes dont j’apprécie les raisonnements et l’intelligence.

Cela dit c’est quand même un sacré troll de compétition. Et il est souvent difficile de le suivre au bout de sa logique. Ainsi, je ne peux pas me résigner à voir, comme lui, une « prison » ou un « colonialisme » dans l’acte de choisir un outil plutôt qu’un autre. Je ne suis pas prisonnier de mon iPad, pas plus que je ne m’emprisonne en utilisant un crayon ou un stylo-plume, plutôt qu’un bout de charbon de bois que j’aurai préparé moi-même.

Par contre, je suis persuadé de l’importance qu’il y a comprendre nos outils. Je refuse que la simplicité (qui est un excellent objectif) se fasse au détriment de la maitrise et de la compréhension. L’utilisateur devrait avoir le choix de pouvoir regarder sous le capot. Pour comprendre.

Sans compréhension, la technologie se muerait rapidement en magie, et les ingénieurs en sorciers tous puissants.

La simplicité de l’iPad et de l’iPhone est tout en surface, en dessous se cache une complexité incroyable, une somme d’intelligence et d’innovations qu’on n’imagine même pas. Et cette complexité a un coût… phénoménal. Qui pourrait, aujourd’hui, créer sa boîte informatique dans un garage comme Apple, en son temps, a été créée par les deux Steve ? Personne. Il faut des budgets de multinationales pour espérer rassembler les talents nécessaires et pour fabriquer le prochain iPhone ou iPad.

Vous me direz que l’innovation, pour nous, change simplement de terrain. De l’outil lui-même — le hardware, le PC ou le Mac que l’on bricolait et bidouillait — elle passe à ce que l’on en fait : le développement d’applications et leur utilisation. C’est pas plus mal, d’ailleurs : j’écris avec mon crayon, je ne le fabrique pas moi-même. Pas de raison que ce soit différent avec un ordinateur.

Mais je suis toujours capable de fabriquer un crayon rudimentaire, si besoin est. Ou de le réparer, si je le casse. Ce n’est pas le cas avec l’iPhone ou l’iPad. Et je constate avec une certaine frustration (qui motive ce billet) que ce n’est déjà plus le cas avec mon MacBook Air, qui est tombé en panne (ou que j’ai cassé, je ne sais pas trop ce qui s’est passé) il y a quelques jours de ça : je ne peux pas l’ouvrir pour espérer le réparer, car Apple utilise des vis spéciales… Je suis obligé de demander l’aide de Apple, ou d’en racheter un neuf.

Apple n’a jamais aimé que l’utilisateur démonte ses machines, ça n’est pas nouveau. Mais jusqu’à présent elle n’avait jamais eu les moyens de m’en empêcher efficacement. Les vis du MacBook Air et, surtout, l’iPad et l’iPhone me disent que les temps ont changé (à lire en sifflotant Dylan, bien entendu).

Img 0069.jpg

Il va falloir que j’achète une nouvelle boite de tournevis…

24 jan 2012

iBooks Author : Apple en costume de Microsoft ?

par David

Évidemment, Apple a attendu que je sois offline pour sortir son application de création de livres électroniques. J’arrive donc avec un peu de retard.

Rien de surprenant de la part d’Apple, c’est très beau et simple d’emploi, comme l’est Pages. C’est soigné au poil de cul de millimètre, comme du Apple :

I Books Author 003.png

Mais, comme Pages, ça se révèle limité dès qu’on s’éloigne des besoins courants. J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé aucune option d’importation, même pas depuis un fichier Pages — ne parlons pas de Markdown, ça ne ferait rire que Jean-Christophe et moi.OK, on peut importer du Word et pages et même, il paraît (j’y arrive pas), du Markdown (si son extension est TXT, ce qui est stupide) par glisser déposer (merci Anthony).

Pas d’écriture collaborative non plus, ni de suivi des modifications (on parle bien d’écrire des manuels, ici ?). Mais ce qui m’a le plus surpris, ce sont les options d’exportations. Ou plutôt, cette petite « Remarque » :

IBooksAuthor 001

WTF, Apple ? tu prétends m’interdire de vendre où je veux ce que j’écris, parce que j’ai utilisé ton application pour faire la mise en page de mon livre ? Tu n’es pas mon éditeur. Tu es le fournisseur du hard et des softs sur lesquels je bosse et une des boutiques où j’aimerais proposer mes livres.

Pour vérifier, j’ai pris la peine de lire le contrat de licence (en anglais) :

Apercu 001.png
Je peux les distribuer gratuitement comme je veux — t’es trop gentille, Apple. Merci — mais je n’ai le droit de le vendre que sur ta boutique ?

Mais t’as fumé quoi, là, Apple ?

Pourquoi t’as enfilé un costume de Microsoft ? Pourquoi, tu nous a pondu une licence aussi nulle ? Ça ne te va vraiment pas. Mais alors vraiment pas : tu ressembles à un avocat, et pas à Keanu Reeves dans L’Associé du diable — t’es toute moche.

En gros, c’est quoi le deal que tu me proposes ? De te céder tous les droits de vente en échange d’une… application « gratuite » ? C’est une plaisanterie ? Je veux bien négocier avec toi un accord d’exclusivité, comme avec n’importe quel éditeur, mais il faudra que tu me proposes autre chose qu’une jolie application…

23 jan 2012

Mordre la main qui vous nourrit

par David

Megaupload a été fermé, comme on ferme une maison close ou un atelier de travailleurs clandestins : sous l’oeil des caméras, pour l’exemple.

Banner.jpg

C’est vrai que ça téléchargeait sec, sur MU, et pas que des ISO de Ubuntu. Mais cela ne rend pas cette fermeture moins stupide — que je sache, on ne nous a pas interdit de respirer malgré le fait que tous les criminels respirent, eux aussi — et elle est inutile, car on fera autrement.

MU n’est victime de rien d’autre que d’avoir voulu entrer en concurrence avec les acteurs classiques de la distribution culturelle. Et d’y avoir excellé.

Mais si MU marchait si bien, c’est d’abord parce que l’offre légale étaitest inexistante, ou trop pénible à utiliser. C’est uniquement parce que les distributeurs ne font pas leur boulot — qui est de distribuer les oeuvres le plus largement possible, faut-il le rappeler ? — ou parce qu’ils le font mal (en utilisant des DRM, par exemple).

Faire fermer MU ne changera pas grand-chose, à part le nom et la localisation du prochain service de partage. Et… moi.

Parce que, comment dire, votre prétention à décider à ma place de la façon dont je peux, ou pas, utiliser une technologie que vous n’êtes même pas foutu de comprendre me fait réfléchir.

Chères Majors, je ne suis pas un Anonymous — j’ai un nom, il est affiché tout en haut de la page — je ne crois pas que pirater le catalogue de disques de Sony soit un geste de résistance intelligent. Mais je crois en la résistance.

J’y crois assez pour me dire que je dois prendre une décision. Je ne sais pas encore avec certitude laquelle, mais je sais que…

Je ne vais pas me battre contre vous en faisant sauter des bombes.
Je ne vais pas me battre contre vous en braquant vos coffres-forts.
Je ne vais pas me battre contre vous en diffusant vos MP3 sans autorisation.
J’en serais bien incapable. Et ça me semble aussi stupide que de chercher à couper les têtes de l’hydre.

Je pense que ça consistera, d’une manière ou d’une autre, à cesser de vous financer. Peut-être tout bêtement en cessant d’être ce dont vous avez le plus besoin : votre client ?

Elle serait sans doute naïve, ma résistance, mais elle serait à ma portée et, franchement pour le moment, je ne vois pas de réponse plus adaptée pour vous faire comprendre mon désaccord lorsque vous décidez d’utiliser mon propre argent pour me compliquer la vie ou pour prétendre m’interdire d’utiliser comme je l’entends une technologie.

Je ne peux pas forcer les politiciens à être moins cons ou plus honnêtes. Ni vous forcer à être moins rapaces. Mais je peux arrêter de vous financer.

Je ne sais pas… C’est vachement compliqué, en fait : j’éviterai facilement les produits estampillés Sony, Warner, Fox, MGM, Disney, etc. Mais il faudra que je me méfie de vos partenariats et de vos filiales, et de ces prétendues petites structures qui sont en réalité dans votre poche… Autant dire que c’est presque impossible, vu les ténèbres où vous vous complaisez tant pour négocier vos accords. Mais peu importe, tout l’argent que je réussirais à ne pas vous donner, ce serait toujours ça de moins dont vous disposeriez pour m’emmerder et pour refuser d’évoluer.

MU marchait bien. Il faisait votre boulot mieux que vous ne l’avez jamais fait. Prétendre qu’il n’en avait pas le droit, pour masquer votre nullité et votre refus de vous remettre en question, est juste risible. Car, même si vous refusez de l’admettre, MU était l’un des vôtres : une entreprise qui cherchait à faire des profits sur la diffusion de contenu.

En faisant fermer MU, c’est vous-même que vous condamnez. Notez qu’il est temps, il n’y a que vous et quelques politicien(ne)s trop bêtes ou trop corrompus pour ne pas avoir compris depuis longtemps à quel point vous n’existez qu’au passé, comme des dinosaures qui refusent de crever et qui font beaucoup de bruit pour rien. À la différence des dinosaures, personne ne perdra son temps à chercher des traces de votre existence…

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« Ceci n’est pas un drapeau pirate » (moi)

22 jan 2012

Un ciel taillé dans un tutu

par David

Pink

Gare de Saint-Ghislain, en Belgique, mercredi 18 janvier 2012 @ 8h29 — et je me les gelais, seul sur le quai, tout le monde ayant préféré rester au chaud dans la morne salle d’attente.

Pour les plus curieux :

Aperture 001

17 jan 2012

De l’or, de l’argent et du son. Avec un blason là où on ne l’attend pas vraiment

par David

Comme je vous le disais, l’exposition photo m’a laissé sur ma faim. Mais il y a deux autres petites expos qui méritent qu’on y jette un oeil : les instruments d’écoute de Baudouin Oosterlynck (jusqu’au 5 février) qui, en fait d’écoute est une leçon de « désécoute » ou de découvrir le son (et l’espace) autrement à partir de stétoscopes et de bidules en verre. Il y avait aussi ses assemblages, à porter sur la tête, pour perturber la perception du son dans l’espace, dont ces jolies oreilles de cuivre :

Img 0062.jpg
Votre serviteur, dans toute sa splendeur or et sinople (et gueule).

Ne pas oublier son étrange stéto-xylo-tube-en-verre-et-bidule-en-métal-qui-met-en-musique-le-moindre-bruit (le nom est de moi) et qui m’a permis d’entendre un son comme je ne crois jamais l’avoir entendu. Inépuisable et profond comme un regard amoureux (sans rire).

Ding

Bref c’était ludique et très surprenant, du moins pour moi — il paraît que Oosterlynck sera sur place dimanche prochain après-midi, dommage je ne serai plus en Belgique.

L’autre expo qui mérite d’y jeter un coup d’oeil présente une sélection de bijoux qui étaient offerts aux esclaves brésiliennes (à l’époque où le salariat n’avait pas encore été inventé, donc). Or et argent, donnés par les maîtres à leurs favorites pour — comme me l’a confirmé la guide — non seulement exhiber leur richesse, mais aussi pour leur préparer un petit pécule pour après leur affranchissement, une retraite qui ne disait pas son nom : leur donner de quoi vivre et se retourner, une fois affranchies.

Bref, le musée est un chouette lieu avec deux chouettes, même si trop petites, expositions — merci Thierry : http://www.mac-s.be.

17 jan 2012

De l’art d’envoyer une carte postale

par David

Nounours
De l’art de choisir la carte postale.

Accident de chasse, 2004,Bipolar perversion, 2001, par Pascal Bernier. Carte postale d’une exposition qui a eu lieu au musée d’art contemporain du Grand-Hornu — chouette musée, ceci dit en passant (mais n’y allez pas pour voir l’exposition ClaudeMichel François, elle n’en vaut pas la peine.)

15 jan 2012

Avis d’absence et ouverture d’un cimetière

par David

Le blog sera à l’arrêt/au ralenti la semaine prochaine. Parce que, au choix :

  • Je vais être enlevé par une race d’extra-terrestres désireux de mieux comprendre l’humanité en étudiant un de ses plus brillants représentants (moi).
  • Je serai puni pour n’avoir pas rangé ma chambre.
  • Je n’aurai de connexion à Internet que ponctuellementje ne sais pas quand.

Je tweet régulièrement. Mais je ne tweet pas tout. En fait, un bon paquet de tweets finissent leur vie dans la corbeille du Mac ou même pas là, simplement renvoyés au néant numérique, d’un clic sur le bouton Cancel. Souvent, c’est parce que je ne parviens pas à les faire tenir dans la limite des 140 caractères imposée par Twitter (une limite que j’adore et que je ne souhaite pas contourner en utilisant des solutions comme tweet longer).

Donc, pour me faire pardonner de négliger le blog quelques jours de la semaine prochaine, et pour faire plaisir à une amie qui souhaitait lire ces tweets mort-nés, je vous annonce la naissance de Tweet Sematary(1) :

Safari 002.png

Qui pourrait bien être le premier cimetière pour nos tweets jamais publiés. Et qui sera probablement le Tumblr le plus inutile jamais créé ;-)

Je me dis que ça pourrait quand même être sympa de partager ce tumblr avec d’autres… N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, et comment ça pourrait se faire. Mais ne vous étonnez pas si votre commentaire n’est pas publié immédiatement : si c’est la première fois que vous postez ici, il sera sûrement coincé en attente de modération plusieurs jours.


1: toute référence à un roman de Stephen King serait purement volontaire.

14 jan 2012

SOPA soaped

par David

The White House has responded to two petitions about legislative approaches to combat online piracy. In their response, Victoria Espinel, Intellectual Property Enforcement Coordinator at Office of Management and Budget, Aneesh Chopra, U.S. Chief Technology Officer, and Howard Schmidt, Special Assistant to the President and Cybersecurity Coordinator for National Security Staff stress that the important task of protecting intellectual property online must not threaten an open and innovative internet.

The White House blog: Obama Administration Responds to We the People Petitions on SOPA and Online Piracy

En résumé (allez le lire), en réaction aux pétitions de protestation contre ce délire orwellodinseyien qu’est le SOPA, la Maison-Blanche rappelle qu’aucun mécanisme de protection du copyright n’est légitime s’il met en péril l’ouverture et la force d’innovation d’Internet.

Il faut flinguer SOPA. Et quand il sera à terre, il faudra brûler son corps, et le sol qu’il a souillé. Puis enfouir ses cendres au plus profond de la plus profonde caverne, et en murer l’entrée. Ensuite, en France, on fera la même chose avec HADOPitre et ses copines. Et les électeurs et les électrices exigeront des comptes de la part des élu(e)s qui ont été assez tarés/incompétents/vendus pour voter des lois aussi scélérates (et stupides), et leur demander des comptes aussi sur cette hsitoire de deep packet inspection.

13 jan 2012

La France perd son triple A

par David

Tandis que Louis XIV vieillissait dans la gloire de Versailles, Berlin n’était encore qu’une ville de bois et de briques endormie sur les eaux noires et lentes de la Sprée.

(Pierre Gaxote, « Frédéric II », Fayard, 1972, p.1)

A(h)A(h)A(h)…