Ulysses passe à l’abonnement

Ulysses passe à l’abonnement.

Pour rappel, un abonnement :

  • Ce n’est pas du racket : personne n’est obligé de s’abonner. Il y a d’autres apps… même complètement gratuites. Les autres apps sont moins bien que Ulysses ? Voyez le dernier point de cette courte liste.
  • Ce n’est pas du racket-bis : contrairement aux bêtises qu’on peut lire dans certaines réactions, nos textes ne sont pas « enfermés dans Ulysses » ni pris « en otages par les devs de Ulysses » : sans parler du fait que, sous le capot, les fichiers restent du TXT tout e qu’il y a de plus standard, l’app elle-même, même sans payer l’abonnement, permettra toujours d’exporter le contenu dans un tas de formats différents en un click ou deux.
  • Les clients de la version payante classique se voient, provisoirement, proposer une remise à vie sur le prix de l’abonnement annuel. La remise n’est pas énorme ? Non (mais rien ne les obligeaient à en proposer une). Perso, je dirais que c’est pas assez pour me pousser à m’abonner sans attendre…
  • Comme à chaque fois qu’une app passe à l’abonnement, la question se ramène à savoir si on a réellement besoin de cette app, ou pas. Et combien on a les moyens d’y mettre.

Pour le reste, c’est toujours la même déprime de lire les réactions outrées et haineuses de certain(e)s. Quant à moi, je vais tranquillement attendre–la version actuelle ne s’étant pas arrêtée de fonctionner d’un coup de baguette magique, il n’y a pas d’urgence à sauter sur l’abonnement. Ca me permettra de :

  • Voir ce que les devs de Ulysses vont annoncer comme nouveautés.
  • Voir, surtout, comment ma façon d’écrire va continuer d’évoluer depuis l’arrivée du Chromebook dans ma boité à outils, et la place qu’y aura Ulysses : ne pas pouvoir utiliser la même app sur le Chromebook que sur l’iPad ou le Mac commence à me peser… or, je n’ai aucune envie de renoncer au Chromebook.

C’est d’ailleurs une des raisons qui m’avait persuadé de m’abonner à Day One, alors que rien ne m’y obligeait bénéficiant déjà de tous les avantages offerts avec l’abonnement : la promesse d’une version Web et Android (aka, compatible Chromebook). J’aimerais tant lire la même annonce de la part des Soulmen–en fait, si je l’avais lue, je m’y serais déjà abonné.

 

 

7 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Sentiment d’être un peu insulté, avec des centaines d’autres utilisateurs d’Ulysses, par cette chronique, au mieux pris de haut.

    Merci de montrer comment exporter simplement en un ou deux clics les données depuis Ulysses. Je dois décidément être bien bête (en plus d’écrire des bêtises), car je n’ai pas trouvé.

    Merci de nous laisser le droit de ne pas vouloir utiliser un logiciel payé par abonnement, aussi bien soit-il. Merci de nous laisser le droit de nous sentir floués par le revirement de Soulmen après qu’ils aient dit ne pas s’engager dans la voix de l’abonnement. Tout le monde peut changer d’avis, mais on peut ne pas apprécier ce changement.

    • Merci de montrer comment exporter simplement en un ou deux clics les données depuis Ulysses.

      Bien sûr, au choix :

      Sur macOS:

      • Clic droit sur une feuille ou un dossier -> Exporter-> choisir en quel format (3 clics)
      • Cliquer sur le bouton de partage en haut à droite de la fenêtre -> Exporter -choisir le format (3 clics)
      • Appuyez sur Cmd+6 pour afficher la fenêtre d’exportation, choisir. (3 clics)
      • Allez dans le menu Fenêtre->Exportation rapide.-> choisir (3 clics)

      En bonus : tu peux aussi les exporter par glisser-déposer depuis la fenêtre de Ulysses, sur le Bureau ou ailleurs (1 clic). Ca te crée une copie des fichiers au « format » Ulysses… qui n’est jamais, je le rappelle que du TXT tout ce qu’il a de plus classique avec du XML dedans, ici ouvert dans TextMate, ZE éditeur de texte:

      Sur iOS:

      Toucher le bouton de partage -> choisir le format.

      Merci de nous laisser le droit de ne pas vouloir utiliser un logiciel payé par abonnement, aussi bien soit-il.

      Où diable vois-tu que j’impose un choix quelconque ? Donner mon avis, et dire ce que je pense des appels au lynchage ou quasi tel que j’ai pu lire dans certains commentaires (leur souhaiter de faire faillite, par exemple), c’est pas imposer mon point de vue. Navré si tu te sens concerné, je ne me souviens pas de t’avoir lu faire ce genre d’appel, du moins pas ici.

      Et quand j’écris : « Comme à chaque fois qu’une app passe à l’abonnement, la question se ramène à savoir si on a réellement besoin de cette app, ou pas. Et combien on a les moyens d’y mettre « … Ca ne dit pas assez clairement que je pense que chacun est assez grand pour faire un choix réfléchi tout seul ?

      Quant à ça :

      Sentiment d’être un peu insulté, avec des centaines d’autres utilisateurs d’Ulysses, par cette chronique, au mieux pris de haut.

      Tu n’as pas besoin d’appeler une foule pour faire nombre et m’intimider, ou pour attirer mon attention. Chaque opinion compte, mais aucune foule ne me fera changer ce que je pense… Quelque chose que les foules sont rarement capable d’accepter, d’ailleurs, et on sait à quelles affreuses conclusions ça peut mener.

      Bref, si lire que je m’attends à ce que chacun se comporte de manière assez mature pour réfléchir à ses besoins (et à ses moyens), sans insulter les devs et sans rager comme un enfant qui aurait perdu son jouet, te semble blessant (là encore, je ne me souviens pas de t’avoir vu faire ça, mais les exemples ne manquent pourtant pas: faut pas tout prendre pour soi), je ne sais pas quoi dire…

      Edit: je rappelle quand même aussi que ma conclusion c’est : « perso, je vais attendre »… j’ai beau la relire dans tous les sens, je ne vois pas où j’interdit à quiconque d’être opposé au choix des devs de Ulysses…

      Attendre, c’est ce que je conseille à chacun qui hésiterait: il n’y aucune urgence à changer d’app ou à accepter/refuser l’abonnement. On a le temps de voir venir.

      Bref, dans mon infinie bonté, je vous permet d’avoir votre propre avis. Je suis assez sympa, je trouve 😛

  2. Je suis en grande partie d’accord avec votre analyse, mais je reste beaucoup moins « tendre » que vous (a priori) sur ce système d’abonnement aux logiciels (que ce soit pour Ulysses, Day One ou les autres).

    Autant l’abonnement pourrait se justifier pour des suites logicielles très onéreuses comme celles d’Adobe (on peut alors « louer » la suite CC pour trois ou six mois en fonction d’un projet ou d’un travail), autant il devient ridicule pour des applis vendues 45 ou 50 euros… comme Ulysses ou Day One dont les développeurs exigent un loyer annuel presque équivalent au prix de l’ancienne « licence définitive ».

    Et demain ? Tous les logiciels en abonnement ? Celui qui utilisera régulièrement 10 logiciels paiera donc 10 abonnements distincts ? Ulysses, Day One, Office… et puis après, Antidote, Pixelmator, Byword, Reeder ? Au début, c’était l’équivalent de « quelques cafés par mois », à terme ce sera un bon gueuleton dans un gastronomique…

    Cette dérive vers l’abonnement confirme bien le chemin pris par les plateformes Apple ces dernières années… faire un max de pognon sur le dos des gogos qui paient déjà 1000 euros un smartphone et 3000 euros un ordinateur de 15 pouces. Ils ont les moyens, ils peuvent payer encore un peu…

    Cela ne retire rien à la qualité des logiciels en question (et Dieu sait que je suis un fan de Ulysses depuis des années) mais j’ai quand même, depuis quelques mois, l’impression d’être le pigeon à plumer.

    Respectueusement.

    • Je comprends ça, et je suis d’accord. Encore plus que tu ne l’imagines: je n’ai plus de travail depuis quelques temps, ce n’est pas comme si je roulais sur l’or.

      Il est impossible que toutes les apps puissent survivre sur le modèle de l’abonnement, en tous cas je ne payerais pas pour toutes (j’ai déjà renoncé à TextExpander, l’abonnement étant trop élevé à mon goût).

      Dans le cas de Ulysses, comme je disais : j’ai pas encore tranché.

      Leur erreur, mais c’est aussi la faute de Apple, c’est de nous avoir offert bien trop de màj gratuitement, du coup ça a renforcé l’idée que ça ne coûtait rien. Ce n’est pas le cas. Du coup, l’abonnement arrive comme une douche froide pour beaucoup : payer 40€/an ?!

      C’est pour ça que j’insiste tant sur le fait que la question se ramène à savoir si on a vraiment besoin de l’app, ou pas (et beaucoup n’en n’auront, en toute légitimité, pas besoin: Notes, de Apple, couvre les bases) : ça évite les crises de nerfs et de rage 😉

  3. Effectivement, libre à eux de changer de modèle économique; libres à nous, usagers, de les suivre… ou pas. Pour ma part, je leur reprocherai en premier lieu une communication assez mauvaise — malgré leurs posts sur leur blog, sur Médium (où il y aurait beaucoup à redire) et leurs réponses sur Twitter — et un sens du timing raté. Faire cette annonce en plein cœur de l’été, et ce à quelques semaines du lancement de mises à jours majeures d’OS, est un peu cavalier.

    • Il ne s’agit effectivement pas de racket, l’application actuelle fonctionne bien sous Sierra, nous pouvons toujours l’utiliser, nous ne sommes pas obligé de nous abonner; et quand bien même si nous décidions de changer de crémerie, nous avons/aurions toujours la possibilité d’exporter notre travail dans d’autres formats. Je mettrais tout de même un bémol à cela. Les Soulmen ont promis que les versions sans abonnement, maintenant retirées des AppStores, fonctionnent parfaitement sous HS et iOS 11. C’est un peu présomptueux de leur part et sans garanties, ces OS étant encore en beta-développement. Si par malchance, un bug de dernière minute apparaissait, ce qui est toujours possible, il n’y a plus de possibilité de proposer une mise à jour. Un usager souhaitant pour l’instant continuer à utiliser Ulysses mais souhaitant temporiser pour X ou Y raisons, avant de passer à la version abonnement serait alors rapidement « contraint » de passer au nouveau modèle économique. Bref, je pense que les Soulmen aurait du attendre la sortie publique effective des nouveaux OS avant de supprimer les anciennes versions d’Ulysses. Ce qui ne les empêchaient pas de proposer en parallèle leurs nouvelles versions avec abonnement pendant ces quelques semaines. La communication en auraient été meilleure, moins dans la mise devant le fait accompli, et le ressenti de sa communauté moins négatif.

    • D’ailleurs, nouvelles versions, c’est vite dit. À part le système d’abonnement — dont ils se vantent du temps-développeur que cela a pris, ces versions sont strictement identiques aux versions sans. Si ce changement de modèle économique s’était au moins accompagné d’une mise à jour majeure d’Ulysses, avec de nouvelles fonctionnalités ou services ajoutés, je pense que ce changement aurait été bien mieux accepté par sa communauté d’usagers. Il n’en est donc rien, ni même, si ce n’est une roadmap, au moins du teasing sur la future version majeure. Ce que tu sembles regretter également. Bref, mauvaise communication vis à vis de leur communauté.

    • Pour nous remercier, nous usagers de la version classique, les développeurs nous proposent donc, pendant quelques semaines, un tarif réduit sur l’abonnement. Pas grand chose à dire sur le montant de la remise — comme tu l’écris, rien ne les obligeaient à en proposer une — mais plutôt sur la forme. Annoncer un -50% alors que dans les faits c’est -25%, c’est très petit de leur part, du marketing de bas-étage, pas très honnête. Et surtout, une nouvelle fois, par cette technique éculée de rabais artificiellement gonflé, qui se repère facilement, c’est ne pas réellement considérer sa communauté d’usagers, dont certains peuvent se sentir trahis par cette attitude. On le voit aux réactions épidermiques de certains. Et je m’inclus dans ceux qui ont pesté contre cette décision et la méthode.

    • Car oui, les Soulmen ont réussi à fédérer et animer une communauté d’utilisateurs autour de sa solution. Pour son élégance, ses fonctions et pour le reste. Et lorsque l’on possède ce genre de chose précieuse, surtout dans un secteur, les apps d’écriture gérant le markdown, assez pléthorique et concurrentiel, et bien on évite de faire les erreurs de communication qu’ils viennent de faire.

    • Nous sommes dans un écosystème « économico-informatico-culturel » excessivement concurrentiel et plus vraiment extensible. Bref, l’usager, comme agent économique généralement rationnel, fait et va faire des choix par rapport à ses moyens, ses priorités. Plus de cultures (en numérique ou vivant), de voyages, de bonne chair, de logiciels, de matériels… À chacun son équilibre et suivant son calendrier. Or, le passage à ce « tout passe par un abonnement » rompt tout ça, et force un peu la main aux consommateurs, quelqu’ils soient. Tu veux sauter une mise à jour (parce que tu n’as momentanément plus les moyens ou d’autres priorités, une fonction importante pour toi du logiciel est retirée, ton ordinateur ne supporte pas le nouvel OS, etc.) , tu ne peux/pourras plus faire une pause, te satisfaire de ce que tu as. Forcé de suivre la marche.

    • Comme toi, à l’occasion d’un prochain changement de machine, je suis en pleine réflexion sur mes outils et méthodes de travail, mes workflows, allant vers plus de simplification, probablement moins d’applications aussi. Avec pour principe premier, utilisation de standards pour les formats de ce que je produit (textes en markdown, html, XML, PDF, etc.), archive (Webarc, etc.)… et facilement interopérables, partageables, stockables (entre apps, entre usagers, via cloud, NAS…). Bref, être le moins enfermé dans une solution, un service, un OS… et pouvoir basculer facilement et rapidement au cas où.

    • Oui, ils ont été (très) maladroits.

      Comme toi, à l’occasion d’un prochain changement de machine, je suis en pleine réflexion sur mes outils et méthodes de travail, mes workflows, allant vers plus de simplification, probablement moins d’applications aussi. Avec pour principe premier, utilisation de standards pour les formats de ce que je produit

      Ca ne viendra pas comme une surprise que je plussoie ta démarche, à donf 😉

      … Avec une différence (?) : après des années à vous bassiner avec le TXT (et Markdown) je ne suis plus aussi intéressé par le format des fichiers du moment que l’app utilisée me permette de facilement exporter vers un format plus standard. (Par contre, j’utilise encore le balisage Markdown, même dans des apps pas du tout prévues pour : bien trop pratique pour y renoncer.)

      Pour prendre un exemple très concret: dans Google Docs je peux facilement exporter vers quelque chose de plus courant. Le fait d’utiliser Markdown dans Google Docs–même si rien dans l’app n’est optimisée pour, tant pis, je survis–me garantissant de ne pas perdre le peu de formatage dont j’ai besoin…

      En fait, je pense qu’il est assez simple d’exporter les styles de Google Docs vers du Markdown, et de scripter tout ça comme je le faisais à l’époque où j’utilisais encore Word… mais j’ai la flemme de tester et de coder 😉

      Bref, ce n’est pas idéal et c’est loin du confort d’une app dédiée Markdown mais ça reste utilisable et, surtout, je ne suis pas enfermé dans une app, à court comme à long terme.

      • Pour, dans le cadre de ma société, utiliser également Google Docs — version G Suite Business — et ce quotidiennement sur PC, l’un des principaux reproche que je pourrais faire, c’est justement son (ses) format(s).

        Si la suite peut effectivement facilement exporter/importer vers des formats plus standards (avec une bonne qualité de conversion, ce qui est à noter), si elle offre plein d’avantages (mode hors ligne, collaboratif, sauvegarde automatique, versioning, OCRisation de PDF, stockage illimité — pour mon cas personnel— etc.) et plein d’autres choses que je n’ai pas encore eu l’occasion d’approfondir, ses formats de fichiers (.gdoc, .gsheet, …), par leur nature même, empêchent une utilisation et exploitation directe dans un autre logiciel ou dans un workflow, comme je l’entends. Nous sommes d’abord obligé de repasser par un navigateur et une conversion/exportation vers un format de fichier plus standard. Rédhibitoire pour moi. Cela casse la fluidité et la transparence vers laquelle je tends, informatiquement parlant. Donc plutôt maintenant pour moi du markdown en. txt (je suis également en train de jeter un œil sur le markdeep), du csv, de l’OPML, etc. comme formats de stockage et de transmission/circulation.

        Après, bien évidemment, je ne suis pas réfractaire à utiliser d’autres formats, notamment ceux natifs à certaines applications, mais alors dans le cadre de la préparation de produits finis, pour pouvoir exploiter au mieux toutes les possibilités offertes par le-dit logiciel.

        En regardant la situation que l’on pouvait vivre il y a encore 10-15 ans, on peut tout de même noter que les progrès sur ces sujets ont été assez considérables (normalisation des formats, échanges entre applications, stockage, transmission…).

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