iTunes 12.2 (à peu près) utilisable, en quelques clics

Ou « comment j’ai appris à ne plus aimer iTunes Store ».

Dans un élan de créativité dépassant les espoirs les plus fous que l’on pourrait mettre dans le génie humain, Apple a réussi à rendre iTunes encore plus foutoir qu’il ne l’était. Avec une interface encore plus bordélique et, à ce qu’il semblerait, pour les malheureuxmasos encore clients de iTunes Match, le risque de voir leurs métadonnées mises à mal lors de la mise à jour. Manque plus que ça foute le feu au Mac et que ça ne transforme l’iPod en Zune.

À la fois, je suis émerveillé par la persévérance de Apple à continuer à creuser et terrifié par son obstination à ne pas admettre qu’à force de creuser elle va réellement finir par se planter et tuer iTunes. (OK, elle a déjà tué iTunes.)

« Ma musique, Playlist, Pour Vous, Nouveautés, Radio, iTunes Store« . Génial, Apple, mais pourquoi t’arrêter là ? « Sonneries de téléphone », « Musique pour votre caniche/poisson rouge » et « Musique qu’on aimerait bien que vous achetiez », etc. Pas de panique, cela dit : il y a encore de la place libre à côté de ces boutons, de quoi y faire tenir de nombreux autres encore plus utiles — et, si la place venait à manquer, Apple nous a démontré avec talent qu’elle pourrait les faire se serrer encore plus :

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Brrrrrr (pour rester poli).

Je râle mais, au fond, je suis aussi coupable que Apple en persistant à utiliser une app dont je n’ai jamais, vraiment jamais, caché que notre histoire d’amour, pourtant fusionnelle à ses débuts, s’est muée il y a bien longtemps en ce qu’une âme généreuse qualifierait de relation indifférente et résignée — quant à moi, je parlerais plus de haine, mais je ne suis pas une âme généreuse et j’ai l’amour vache.

Bref, pour légèrement atténuer l’impression de bordel dans iTunes, je me suis résigné à modifier quelques options. Rien de bien compliqué, mais ça fait du bien :

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Ah oui, j’ai aussi modifié le choix des Notes, vous savez les petites étoiles pour marquer nos favoris :

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Des coeurs ? Si au moins t’avais proposé des pénis, à la place, ou alors un caca rose (2’12 »).

Bien entendu, il manque beaucoup d’options pour qui espère rendre un visage supportable à ce pauvre iTunes. Ainsi qu’une scie logicielle pour pouvoir l’amputer — comme un couperait un membre gangrené, dans l’espoir de sauver le reste du patient — de tout ce qui n’a rien à foutre, mais absolument rien, dans une application dédiée — comme son nom le laisserait pourtant croire — à l’écoute de la musique.

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Pifpafpouf ! Comme par magie, un iTunes un tout petit peu moins foutoir, dans lequel je perds (un peu) moins de temps à me demander où je dois cliquer.

Ces modestes modifications, l’air de rien, marquent en même temps une sacrée rupture, c’est même carrément un putain de moment historique en ce qui me concerne : désactiver l’iTunes Store !

On m’aurait dit qu’un jour Apple réussirait à me dégouter de la boutique sur laquelle j’ai pourtant appris à payer pour obtenir de la musique en ligne…

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