Oblivion, le titre est génial. Lui.

Prenez tous les clichés de la SF — la fin de la civilisation et même celle de la Terre, avec en arrière-plan une méchante race extra-terrestre qui veut nous exterminer; prenez l’écologie et l’épuisement des ressources (et le bouleversement climatique); prenez la conquête (hum) de l’espace; prenez la guerre nucléaire; prenez les gadgets high-tech; prenez les drones/robots; prenez l’homme face à la technologie… inhumaine; prenez McGyverl’homme qui rafistole une centrale nucléaire avec un bout de chewing-gum; des canons laser; etc. — enrobez-les d’un paquet de pixels (très) bien léchés, saupoudrez de (beaucoup de) Tom Cruise et d’une once de Morgan Freeman, ornez d’une ou deux jeunes femmes. Et voilà Oblivion, un film au nom prédestiné : « oubli », en anglais.

Car c’est ce qu’il y a de mieux à faire après l’avoir vu. L’oublier.

Je ne peux évidemment pas savoir comment un spectateur qui n’a jamais goûté à la SF apprécie ce film. Il est peut-être étonné et excité, mais j’espère pour lui qu’il est au moins capable de réaliser que le film est aussi artificiel (et formaté et fade) qu’un Big Mac : aucune surprise, aucun suspens, aucune tension. Tout est téléphoné. Et, si on a peu goûté à la SF, il y a cette pénible impression de visionner un almanach des clichés du genre — ou alors c’est un film qui parie sur l’amnésie du public ? (Désolé, si vous n’avez pas vu le film, je casse le suspens : la statue de la liberté est tombée en ruine.)

En ce qui me concerne, le seul ressort du film qui a fonctionné, c’est celui du bouton d’avance rapide de la télécommande.

Malgré tout, je retiens deux trucs <s>génial</s>géniaux, bien malgré le film : l’impression, d’une séquence à l’autre, d’assister à une succession d’hommages maladroits aux classiques du genre et — je pense que c’est une obligation contractuelle dans tout film hollywoodien — la scène de poursuite en voitures… sans la moindre route sur laquelle rouler, et sans voiture.

Et de la bonne SF, t’en as ?

Pour finir sur une note plus optimiste, et pour parler d’une SF qui se sort le doigt du cul et la tête des clichés : je viens de lire Le monde vert (Hothouse, 1962), de Brian Aldiss.

Sur une Terre qui ne tourne plus sur elle-même (une moitié toujours exposée à un Soleil qui grandit dangereusement) et sur laquelle des végétaux et des insectes gigantesques — dont certains voyagent de la Terre à Lune, ils sont gigantesques je vous ai dit, via d’immenses toiles d’araignées — sont devenus l’espèce dominante, ce qui reste des lointains descendants de l’espèce humaine essaye de survivre.

C’est complètement délirant (les amateurs de hard SF doivent s’évanouir dès les premières pages), mais c’est bluffant et ça marche : on est baladé, étonné, amusé, effrayé… curieux de la suite. Je l’ai dévoré.

Ce bouquin de 1962 est bien plus original que Oblivion, qui est à la science-fiction (et au cinéma) ce qu’une musique d’ascenseur est à une symphonie de Beethoven.

Le Monde Vert Le Monde Vert (Amazon).

27 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Je suis d’accord avec cette « critique » ! Je ne suis pas encore amateur de SF, dans le sens où j’aimerais explorer davantage cet univers et ce genre qui me fascine, mais j’ai tout de même été réceptif à quelques références.

    D’ailleurs, je le trouve très proche de Matrix : par exemple, la scène finale avec l’intelligence artificielle méchante (sorte d’unité centrale géante avec voix de synthèse, dans les deux films) qui parle au Héros du film. Dans Matrix, le protagoniste négocie avec le cerveau du système la survie de Zion ; dans Oblivbion, il vient précisément pour le détruire. De plus, on aperçoit également les « champs » de clones qui sont dans des poches sur les parois dans les deux blockbusters.

    Plus généralement, vous qui êtes plutôt connaisseur, je voulais vous demander : la trame principale du film qui se compare à celle de Matrix (à savoir, le héros manipulé/aveuglé par le système qui est éclairé/informé par une entité extérieure à ce système et qui se rebelle finalement contre lui) est-elle un classique de la SF, un thème récurrent ?

    • Plus généralement, vous qui êtes plutôt connaisseur, je voulais vous demander : la trame principale du film qui se compare à celle de Matrix (à savoir, le héros manipulé/aveuglé par le système qui est éclairé/informé par une entité extérieure à ce système et qui se rebelle finalement contre lui) est-elle un classique de la SF, un thème récurrent ?

      Oui. On la retrouve partout ou presque 😉

      Je vais pas dresser la liste (je saurais pas) mais pour prendre 2 ou 3 points de repères : on la retrouve dans la SF dont les gens sérieux voudraient que ça ne soit pas de la SF mais juste de « grande littérature » (1984, Le meilleur des mondes), à de la vraie SF qui n’a pas honte de ce qu’elle est (Neuromancien, tout ce qui est classé en cyberpunk, en fait mais aussi tout PK Dick ou presque). Etc. Au cinéma, un superbe exemple c’est la comète Brazil : tout dans ce film est un jeu de miroirs déformants.

      La seule chose qui peut changer (énormément) d’un texte à l’autre, c’est cette idée d’être extérieur au système dont tu parles. Dans les textes les plus intéressants à mon goût, cette « extériorité » est généralement une autre illusion trompeuse. La plus violente de toute.

      • Dans les textes les plus intéressants à mon goût, cette « extériorité » est généralement une autre illusion trompeuse. La plus violente de toute.

        Oui ! Comme dans 1984, l’illusion est assez fameuse. Mais une autre question : l’idée d’opposition au système, qui fait en fait partie intégrante du système, parfois même nécessaire à son équilibre (Matrix) porte-t-elle un nom, des philosophes ont-ils étudiés cette contradiction ?

        • une autre question : l’idée d’opposition au système, qui fait en fait partie intégrante du système, parfois même nécessaire à son équilibre (Matrix) porte-t-elle un nom, des philosophes ont-ils étudiés cette contradiction ?

          Un tas de noms. Résistance, anarchie, nihilisme. Mais aussi : matérialisme, libéralisme, communisme, religion(s), foi(s), amour(s), haine(s), agnostisme,… Toute idée est potentiellement une opposition à une autre. Ca dépend qui et d’où on la défini 😉

          En fait, la question me semble impossible à répondre car elle implique de pouvoir définir pas mal de choses, à commencer par… soi-même et par l’autre (auquel on s’oppose, personne ou système) et par le terme « opposition » lui-même (crise d’adolescence ou guerre à mort contre un ennemi à détruire ?).

          S’opposer… quand ? Comment ? Pourquoi ? Dans quel but ? Jusqu’où (destruction totale ?) ? Opposition, mais pas acceptation même partielle ? Opposer, au nom de quoi/qui ? Avec ou sans Dieu ? Pour on contre ce(s) Dieu(x) ? Et puis il faut interroger l’espace où l’on pose la question : dans quel monde , avec quel ordre ou dans dans quel chaos, mon opposition est)elle légitime (et ce à quoi je m’oppose est-il critiquable ? Qui suis-je ? Qui es-tu ? Quest-ce que le système auquel je m’oppose ? (l’un existe sans l’autre ?) C’est quoi le vrai et le faux ? Le juste et l’injuste ?

          C’est beaucoup de questions et c’est sans doute pour ça que les religions ou les grandes idées séduisent tant de monde : elles offrent des définitions prêtes à l’emploi : « le capitalisme, c’est bien, le communisme c’est mal » ou alors « le libéralisme, c’est mal, l’écologie c’est bien » ou alors « Dieu/Allah/Jehovah a dit que » ou « La science prouve que… ».

          Note que ce serait dommage de limiter ta curiosité aux réflexion théoriques : l’art n’est pas moins capable de (te) poser ces questions.

          Bref, c’est un(e) autre qui pourra te répondre intelligemment… Par contre, on pourrait discuter des textes, films, musiques, tableaux, des sciences qui me font réfléchir ou réagir ou qui arrivent à toucher cette fibre spéciale qui nous/me rend capable de découvrir l’autre (à défaut de le comprendre). À l’occasion 😉

  2. Cette semaine on a vu Oblivion (Xa est déçu!) et Cloud Atlas (qui lui a plu même si , comme il dit cela n’a fait qu’effleure le sujet!)… C’est clair que tout était prévisible et cliché…

  3. Étrange, je suis amateur de SF et pourtant j’ai apprécié le film. Peut-être suis-je allé à la séance sans aucune attente ni prétention ? Oui, en fait, c’est bien le cas.

    Il est utopique selon moi de vouloir retrouver dans une production Holywoodienne actuelle de deux heures la densité d’un bon scénar de SF développé sur plusieurs centaines de pages. De quand datent les derniers films considérés comme de la bonne SF ? Dune ? Blade Runner ?

    Lorsque je vais voir un film au ciné, ou que je le loue c’est avant tout pour me déconnecter, voyager, m’en prendre plein les mirettes – d’ailleurs je trouve les interfaces dans Oblivion plutôt convaincantes. Si en plus le scénario tient la route c’est du bonheur en plus – mais bon, comme dit avant, en SF, faut pas trop compter dessus. D’ailleurs, j’appelle désormais ces films, mes « sessions popcorn », c’est dire si je les prends au sérieux.

    Je pense que le plus gros problème ici, c’est une forme d’élitisme qui va souvent de pair avec le geek malheureusement. Tout ce qui ne colle pas aux canons du genre sont forcément des hérésies et des navets. C’est dommage, c’est se mettre dans des états pas possibles pour finalement pas grand chose. Relativisons il nous reste un paquet de livres à lire ))

  4. Je pense que le plus gros problème ici, c’est une forme d’élitisme qui va souvent de pair avec le geek malheureusement.

    C’est juste un film au rabais, dont la seule qualité sont les effets spéciaux. Si « oser » déplorer ça fais de moi un geek élitiste, soit.

    C’est dommage, c’est se mettre dans des états pas possibles pour finalement pas grand chose. Relativisons il nous reste un paquet de livres à lire ))

    C’est dommage de ne voir dans une critique rien de plus qu’une forme d »élitisme (surtout si on a pris le temps de lire les 10 dernières années du blog). D’autres pourraient y voir une occasion de causer image et cinéma.

    Pour le reste, je ne me mets dans aucun état. Je parle rarement de films, sur le blog, et c’est parfois pour en dire du mal, parfois pour en dire du bien. Mais toujours avec enthousiasme :

    • Pour info, le réalisateur de « `District 9 » a réalisé le film de SF « Elyseum » actuellement en salle.. si l’envie te dit. Pour en revenir à Oblivion, si mes souvenirs sont bons, c’est un drone qu’il répare avec du chewing-gum et non une centrale nucléaire.. soit, situation aussi ridicule l’une que l’autre.. 😉

      • c’est un drone qu’il répare avec du chewing-gum

        Oui, tes souvenirs sont bons. Mais c’est son réacteur nucléaire qu’il répare (enfin, sa « pile à combustible ») 😛 😉

        District 9, quelle claque… Bah, voilà une bonne raison d’aller voir son nouveau film.

        • il ne répare pas le réacteur, il le « cale » simplement dans son logement avec un chewing gum. c’est pas tout à fait pareil à mon sens !?

            • tu ne me sembles pas bon bricoleur cher David ! lol ! le faux contact il l’aurait réparé avec l’emballage du chewing gum (papier métalisé conducteur, voir McGyver n°196!)

            • Je suis bricoleur mais pas avec des machine nucléaires non. Tu donnes des cours de contrôle de la fission/fusion avant d’expliquer comment utiliser l’emballage de chewing-gum ? (voir le syndrome chinois, Tchernobyl, Fukushima) ?

    • J’ai l’impression que mon commentaire a été prit comme une forme d’attaque personnelle, c’est loin d’être le cas, ça fait des années que j’ai laissé derrière moi mon costume de flame warrior.

      L’élitisme n’est pas en soit une chose négative, ce que je désirais mettre en avant avant tout c’est le fait que l’on puisse être déçu d’un film catalogué comme de la SF et dont l’acteur principal est Tom Cruise. Il faut être sacrément optimiste pour espérer avoir un film prétendant à un Oscar.

      J’espère qu’il ne me faudra pas lire tes 10 ans d’archives pour avoir l’autorisation de commenter à nouveau un de tes futurs billets.

      • J’espère qu’il ne me faudra pas lire tes 10 ans d’archives pour avoir l’autorisation de commenter à nouveau un de tes futurs billets.

        Aucune autorisation requise, c’est ouvert. Mais si tu veux juger de la position d’une personne, c’est pas plus mal de voir ce qu’elle fait… pas seulement la réaction épidermique que sa façon de faire peut provoquer en toi.

        Sinon, j’ai adoré Cruise (et je suis devenu un fan) dans Eyes Wide Shut. Depuis, je regarde tout ce qu’il fait. Parfois, c’est bien. Hélas, jamais comme il a été éblouissant dans le Kubrick.

        être déçu d’un film catalogué comme de la SF et dont l’acteur principal est Tom Cruise. Il faut être sacrément optimiste pour espérer avoir un film prétendant à un Oscar.

        C’est contre cette résignation (de consommateur blasé) que j’écris ce genre de billets.

        Il n’y a aucune loi de la nature qui fait que SF rime avec merdique, ni qu’un blockbuster doit être une merde. La seule loi qui le fait c’est cette mollesse de l’audience que connaissent parfaitement bien les studio : ils savent qu’ils peuvent servir et servir encore et toujours exactement la même soupe à un public de plus en plus apathique et amnésique, ce public en redemande (et même une soupe de plus en plus allégée, même plus un bouillon, juste de l’eau). Pourquoi changer une recette qui marche ?

        C’est aussi ce que je dis quand je répète qu’on a la presse qu’on mérite, en tant que le lecteur. Choisissons bien quels journaux nous lisons/regardons/écoutons, ce à quoi nous offrons le bien le plus précieux au monde (notre temps, qui passe pour ne jamais revenir). Et on aura une meilleure presse… quotidienne et magazine, et TV et en ligne.

        C’est aussi pour ça que je n’ai plus de TV… pour ne pas donner de temps ni d’argent (la redevance) pour financer les programmes au rabais dont sont gavés les téléspectateurs — et oui, je sais qu’il y a de bons programmes dans le tas. Tant pis : la merde, ça contamine tout ce que ça touche.

        Cet « optimiste » que tu m’adresses gentiment est un « naïf » qui n’ose pas dire son nom. Cette naïveté, je la revendique avec toutes les caricatures qui l’accompagnent (encore une fois: lire le blog) car, justement, j’estime que ça devrait être facile d’accéder à un contenu de qualité, et pas quelque chose qui soit réservé à une poignée d’élite ou de geeks capable de trier le bien et le moins bien et le carrément merdique.

  5. Au fond, pour prolonger le débat, j’aurais pu dire aussi que, comme souvent, ce n’est pas du tout de la SF, mais un film en costume de SF:

    Remplacez les chacals par les « visages pâles », Cruise et ses copines par « l’apache et ses squaws », le Têt par « le cheval de fer », les drones et l’hélico par des chevaux et la diligence, l’eau par la ruée vers l’or (ou vers les terres arables). et vous avez un western. On pourrait remplacer Sally par Nanahbozo, le grand lapin des plaines, tiens…

    Remplacez les chacals par « les nazis », Cruise et ses copines par « les résistants », le Têt par « la voix de Londres », l’eau par la ruée vers le pétrole ou le charbon, les drones par des chars ou des avions, et vous avez un film de guerre (bien entendu, j’essaye de ne pas dévoiler tout le film au cas où vous voudriez le voir et la comparaison n’est pas exacte : c’est un chouïa plus tordu que ça).

    Remplacez les chacals par la belle-mère et ses sbires, Cruise par le prince charmant, le Têt par le miroir magique, la fille par Blanche-Neige, les drones par la pomme empoisonnée et autres invocations de sorcières, la ruée vers l’eau par le désir de la belle-mère de détruire Blanche-neige ou de ne pas vieillir et vous avez un conte de fée.

    C’est sans doute pas un scoop mais, vu que je suis déjà classé « geek prétentieux » j’ai plus rien à perdre, ça fait pas de mal de le rappeler 😉

  6. Rétrolien : Discuter cinéma | davidbosman.fr

  7. Il ne faut pas grand chose pour faire un bon film SF. Une histoire (un scénario donc), de bonnes idées, de la folie, et surtout éviter les recettes si chères aux studios qui ne font qu’engendrer un sentiment de « déjà-vu » chez les spectateurs. J’en parlais il y a quelques jours sur « mon blog »

  8. Ce n’est pas le film de l’année, c’est sûr, mais je te trouve un peu dur. C’est téléphoné, certes, mais au moins c’est cohérent. J’ai beaucoup aimé l’univers du film, même si en fan de SF, j’ai déjà lu/vu la même chose, mais au moins, ça tient la route.

    Le problème, pour moi, c’est le scénario. Un peu comme dans son précédent film, le remake de Tron, d’ailleurs.

    Cela étant, c’est, à mon avis, largement mieux que Elysium qui vient de sortir. Lui n’a ni bon scénario, ni univers cohérent. Et il est encore plus téléphoné, ça fait beaucoup…

  9. Pareil, grand grand amateur de SF, d’oeuvres classiques et installés comme de romans plus contemporains, et j’ai vraiment (mais alors vraiment) aimé Oblivion qui confirme tout le bien que je pensais du raté Tron Legacy (ça n’engage que moi mais réal à suivre). Le film n’invente pas la poudre et pourquoi faire ? Pour moi on est clairement dans de la série B revendiqué et légitimé, malgré son budget AAA.

  10. Faut pas dire ça les gars !!! Aprés Mozart on croyait bien que c’était plus la peine de faire de la musique ! Et pourtant .. : Le film à voir de toute urgence si je comprends bien ( de la SF comme j’aime en plus ).

  11. Oui, ou sont les Bienvenue à Gattaca , Solaris (toujours pas vu le Tarkovski) de ces dernières années? Ah, oui, un film plus récent m’a vraiment bien plu, Moon . Je dois encore voir Primer , dont j’entends partout le plus grand bien. Des suggestions?

    Datanar: Souvent, la SF est une manière détournée de critiquer la société, ou de montrer ses possibles dérives, je ne peux qu’approuver la suggestion de lire du P.K.Dick, dont la prose nous a entre autres donné Blade Runner, Minority Report, A Scanner Darkly, ou le moins connu Screamers (à quand une adaptation du Maître du Haut Chateau?). La science en elle-même en est plus rarement le sujet, sauf dans la Hard SF, dont le sujet est souvent l’exploration spatiale ( Mars la Rouge , par exemple).

      • Oui, il est vrai que c’est surtout le jeu de Rockwell qui m’a plu… Et plus on voit de films, moins ils nous surprennent, hélàs. Qui trop embrasse, mal étreint?

        • Qui trop embrasse, mal étreint?

          Pas forcément. Ici, je pense que le coeur du film est clairement le jeu d’acteur, pas tant le scénario (ça pourrait facilement se passer ailleurs que sur la Lune). Mais je ne peux m’empêcher de me demander ce que ça aurait donné avec un peu plus de travail de ce côté 😉