Deux fois rien, même pas trois

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Alors que tu reprends distraitement le bouquin que tu as posé là un instant plus tôt, tu te surprends à apprécier le côté quasi miraculeux d’un acte aussi banal que lire — sur l’iPad mini (2012), les Pensées de Pascal (1669) dans une copie numérique de l’édition Brunschwig (1897) — et écrire.

Et toutes ces technologies — la tablette, le livre, le doigt, le stylet et le stylo — cohabitent sans haine et sans esprit de compétition pour obtenir de moi une adoration exclusive. Désolé, mon cher Pascal, si j’ai jamais un Dieu c’est au pluriel qu’il faudra en parler.

Je suis surpris d’avoir à expliquer — quand on ne me demande pas de me justifier — encore et encore, que j’ai plusieurs outils dans ma boite à outils d’écriture et de lecture. Comme j’en ai plusieurs dans ma boite à outils photo.

C’est évident, pourtant : c’est une boite à outils. Pas une boite à outil.

Comme il est évident que choisir un marteau quand on veut enfoncer un clou ne signifie pas qu’on méprise les tournevis. Pourquoi une telle évidence est-elle si dure à comprendre quand on parle nouvelles technologies ?

7 commentaires » Ecrire un commentaire

    • C’est juste. Mais de nos jours, en possédant plusieurs marteaux, tu risques vite d’être considéré comme un fanboy des marteaux 😉

  1. <

    blockquote cite= »Pourquoi une telle évidence est-elle si dure à comprendre quand on parle nouvelles technologies ? »>

    Je pense que beaucoup pensent que la technologie reste du domaine du virtuel d’où leur difficulté a appréhender la chose. L’outil est une extension de la main ou de l’esprit, pour certains il n’est pas évident de faire le rapprochement entre « l’outil technologique » et « l’outil d’usage courant » comme peut l’être le marteau dans ton exemple.

    • Pas sûr qu’il faille aller aussi loin. C’est peut-être, pour certains, une question de fétichisme.

      Avant d’être un fabriquant d’outils (de hardware), pour certains j’insiste, Apple est une marque qu’il faut soir arborer, soit abhorrer. Ce n’est jamais que les deux faces de la même médaille. Pas un outil, mais un étendard (genre croisade).

      Une marque comme une marque de vêtements, de chaussures, de montres, etc. Comme même les genres musicaux. C’est très présent autour de Apple qui joue dessus et communique beaucoup sur l’image de ses clients, sorte de miroir enchanteur.

      Enfin, en gros 😉

      Tiens, je suis retombé là-dessus, 2005 : La technologie est stupide ?

      • Je me souviens bien de ce billet pour l’avoir lu il y a à peu près 3 ans, époque où j’ai consulté tous tes anciens articles. Cela m’avait pris 3 week-end d’affilé. 😀

        Pour en revenir à l’outil, ce que j’aime, c’est la faculté de certains a pouvoir en détourner l’usage premier, faire quelque chose de nouveau et d’inattendu. Dans ce cas du figure on est souvent plus proche du génie que de la stupidité. Doit-on considérer que ce détournement est l’illustration que l’outil avait atteint la limite pour laquelle il existe ?

  2. Rétrolien : Il écrit à la main | davidbosman.fr

  3. Rétrolien : « Pourquoi Word ? J’ai du mal à le comprendre » | davidbosman.fr