Répulsion rationnelle croissante

J’ai pas mal hésité à signaler cet article (merci @anthony), mais je ne résiste pas au plaisir de partager ceci :

depuis que je m’intéresse à l’informatique, je n’ai jamais aimé Apple. Au moins, j’ai une certaine constance. Ce manque d’attirance s’est mue en une véritable répulsion et un rejet clair de la firme à la pomme depuis des années maintenant, rejet qui va bien au delà d’une allergie car il s’agit d’une répulsion rationnelle croissante.

Apple ne passera pas par moi

Bon DieuSteve ! Une répulsion rationnelle croissante… Ça fait peur (edit : comme de mettre « amour » et « raison » dans le même paragraphe, notez).

Le reste du billet est, vous vous en doutez, une accumulation de ronchonnements, de poncifs et d’approximations assez fumeuses qui ne révèlent qu’une chose : la complète méconnaissance des produits Apple (edit bis: ou un sens de l’humour… unique en son genre) par l’auteur du billet. À ce sujet, c’est un exercice instructif, on pourrait remplacer « Apple » par « Google » ou « Microsoft » (sauf pour le côté cool ;-)) ou par « épinards à la crème », dans le billet, sans qu’il y perde (ou n’y gagne) rien…

Cela dit, que son auteur se rassure, si son billet me fait rigoler ce n’est évidemment pas parce qu’il raconte n’importe quoi avec une prétention qui doit faire rire (sinon, faudrait pleurer) — c’est évidemment parce que je suis moi-même une victime de la secte Apple… enfin, sauf quand je suis sous GNU/Linux ou sous Windows ;)

flattr this!

13 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Bon sang, ahhhhh, ça fait mal… Mais c’est bon…

    Merci Bertrand de m’avoir ouvert les yeux…

    Que même qu’à l’insu de mon plein gré je suis un mouton, voire un con vendu à zapple qui me fournit des outils de mode, des produits statutaires…

    Nom de Zeus… j’étais encore persuadé avant la lecture de cette saine chronique d’utiliser juste une série d’outils pour mon job de graphiste. Ben non.

    Bon, ça me fatigue ce genre de Torquemada numérique qui me demande d’abjurer une techno qui me permet juste de bosser…

    Eh oui, Bertrand, j’ai pas le temps de jouer, pas le temps de réinstaller un système, de regarder sur des forums comment faire un truc que je fais sans réfléchir (merde, tout est là :-) pour juste gagner ma vie de graphiste.

    Alors, ras le bol que l’on me demande de perdre du temps sur des produits alternatifs qui pullulent sur d’autres OS… Comme n’importe quel plombier, garagiste, je choisi mes outils. Là je prends du Mac et si je devais choisir des trucs pour visser, ce serait du Facom.

    CQFD.

  2. Les deux points peuvent être vrai : Certains achètent apple pour des raisons rationnelles et d’autres parce qu’ils sont des moutons.

    Sinon… j’ai fais un test en remplaçant trois mots automatiquement sur un article de Macgénération

    « la Secte des adorateurs de l’Epinard à la Crème a gagné une victoire décisive contre le vendeur de surgelé Picard en Californie, mais il ne s’agit que de la partie émergée de l’iceberg. Même si les conclusions changent en appel, le vendeur de surgelé Picard sera marquée du sceau de l’opprobre. Bien qu’elle sorte victorieuse, la Secte des adorateurs de l’Epinard à la Crème n’a pas obtenu gain de cause au sujet de l’iPad. Et le marché de la téléphonie pourrait paradoxalement en sortir plus stable.

    Une victoire décisive pour la Secte des adorateurs de l’Epinard à la Crème

    Le milliard de dollars que pourrait payer le vendeur de surgelé Picard en dommages ? Un détail pour la Secte des adorateurs de l’Epinard à la Crème. Il ne vaut rien face à la décision du jury populaire, qui valide l’ensemble de sa stratégie en matière de protection de sa propriété intellectuelle (« and boy have we patented it ») et de communication sur l’identité visuelle et fonctionnelle de ses appareils.

    Car le jury a reconnu la validité des arguments d’la Secte des adorateurs de l’Epinard à la Crème sur l’apparence générale et les modèles déposés de l’la brique d’épinards surgelé, visiblement convaincu par les graphiques avant / après 2007 présentés par les avocats. Il y a eu d’autres téléphones noirs avant l’la brique d’épinards surgelé, il y a eu d’autres téléphones à coins arrondis avant l’la brique d’épinards surgelé, il y a eu d’autres téléphones à bouton d’accueil avant l’la brique d’épinards surgelé, le vendeur de surgelé Picard l’a rappelé. Mais aucun smartphone n’a cumulé tous ces aspects et provoqué un retournement de l’industrie : l’la brique d’épinards surgelé a bel et bien représenté une rupture, et le vendeur de surgelé Picard a été condamnée pour s’être appuyée sur l’image de l’la brique d’épinards surgelé pour faire la promotion de ses appareils. »

    (Faudrait que j’apprenne les balises pour quoter…)

  3. Faudrait que j’apprenne les balises pour quoter…

    Et aussi que tu fasses ta démonstration sur un article dont je suis l’auteur, si tu veux me prouver quelque chose : croissons de façon rationnelle, STP ;)

  4. Ce qui est intéressant également, c’est d’observer l’iconographie que ce — je ne trouve même pas de qualificatif tellement sa prose est risible et à côté de la plaque — que cette personne a utilisé pour illustrer son billet. Soit l’image d’une campagne de publicité de lutte contre le SIDA, « Il ne passera pas par moi ». L’usage spécifique de cette image pourrait être involontaire, la symbolique de la ligne brisée par la jeune femme étant assez forte, mais le titre de son billet étant sciemment un rappel explicite à cette campagne « Apple ne passera pas par moi », est-ce à dire que son auteur considère qu’Apple — et ses produits — sont un fléau comparable au SIDA ? Sans compter le lien d’où est tiré cette image (qui n’est pas une image prise au hasard sur Google image ou Flickr par exemple).

    Nous pourrions juste nous amuser des poncifs et autres inexactitudes de son billet — il est libre de penser ce qu’il veut, même engoncé dans des certitudes qu’il tient pour Vérité — mais comparer comme il le fait la société Apple (et in extenso les usagers de ses produits) au SIDA montre qu’il n’est tout simplement qu’un abruti fini.

  5. Je me suis arrêter après le paragraphe comparant des objets qui -aux yeux de l’auteur- sont statutaires et achetés par mimétisme. Rien que ce paragraphe, le plus facile à écrire, est très mal fait. Les comparaisons sont idiotes et fausses. Comparons ce qui est comparable voyons.

    Je n’ai pas eu le courage de continuer de lire ce gros troll poilu. Pourtant, quelque chose me dit que ça aurait pu être drôle, mais je me connais, j’aurais voulu répondre point par point… Et j’aurais certainement perdu mon temps.

  6. J’ai eu le courage — est-ce de la témérité ? — de lire jusqu’à la fin, et tout ce que j’aurais à conclure est : « Vive l’athéisme. Vive l’interopérabilité », rapport, docteur ? Je ne savais pas les athée inter-opérable… Encore qu’il aurait dit vive la laïcité, mais là, je sèche… Ah oui, et j’allais oublier, le « amen » en fin de paragraphe juste avant sa conclusion, plutôt bancal comme comportement, il faut l’avouer… Quoique l’association avec le SIDA n’est pas mal non plus…

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