Pollution ?

Rentré depuis un peu plus d’une semaine à Paris, après trois semaines passées dans la campagne belge, quand je ne pleure pas, je passe mes jours et mes nuits à tousser et à me racler la gorge, tant j’ai les bronches irritées et les poumons encombrés (me demandez pas de quoi). Littéralement, je n’en dors plus et je dois faire chambre à part pour ne pas empêcher ma douce et tendre moitié de profiter d’un sommeil bien mérité1.

Pollution de l’air ? Mais non… C’est forcément moi qui suit mal foutu. J’ai les poumons capricieux et la gorge taquine.

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Source: Airparif

En fait, ça me fait ça à chaque fois que je quitte Paris assez longtemps. Au retour, j’ai les yeux qui pleurent et la gorge irritée et je tousse comme un tuberculeux en fin de parcours. Mais c’est la première fois que ça dure plus d’une semaine.

C’est une véritable agression, aussi garce qu’elle est lancinante.

C’est devenu une telle nuisance, surtout quand il fait chaud comme ces jours-ci, que je pense à nouveau quitter Paris, bien plus tôt qu’initialement prévu…

Edit : la photo (voir commentaires) :

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1: dans un deux-pièces, faire chambre à part signifie donc que je dors dans le canapé du salon. Enfin je m’y allonge (et je lis, et je regarde des films, et j’écris et je pense à la Belgique), parce que dormir en toussant…

flattr this!

16 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Et tu n’entends rien aux infos… La, c’est PSA ou les jeux Olympiques, le CAC 40 ou les déclarations des uns et des autres sur l’Europe… Pollution, mais tu rêves, dans la tête…

    Note que la couleur vert grisâtre du ciel est un bon indicateur mais c’est certainement ma fenêtre qui n’est pas bien nettoyée (ah, non, la fenêtre est ouverte).

    Même ma gamine se sent pas bien… Mais TOUT VA BIEN…

  2. moi ce qui m’intéresse en dehors de cet indice ce sont les concentrations en NOx, ozone et PM10 – le problème de l ‘ozone survient surtout quand il fait beau : c’est fortement irritant pour les allergiques et les asthmatiques, les NOX sont dégradées par les UV pour former cet Ozone (ils proviennent de la circulation automobile) et les PM10 (particules de poussières < à 10 microns) sont importantes en hiver quand on fait fonctionner le chauffage urbain de type fioul, les chaufferies bois et encore une fois les moteurs diesel.Bref qq soit la saison, les citadins polluent. A noter qu’une particularité de l’ozone c’est sa mobilité, généralement on a des taux plus élevés en périphérie d’agglo voire à la campagne proche que dans le centre ville. Rouen par exemple : les pics d’ozone se font à près de 40 km de la ville, dans le beau Parc Naturel de Brotonne. Dans les années 70_80, la pollution atmosphérique venait en majorité des industries, elle a été très fortement réduite (réglementation stricte, changement de technologie, renforcement des contrôles, lourdes taxes) – pour le particulier qui se chauffe et prend sa voiture, il n’y a pas encore de contrainte forte pour agir. Mais ça viendra.

    ah au fait je travaille dans ce domaine (entre autres), voili voilà :)

  3. ah au fait je travaille dans ce domaine (entre autres), voili voilà

    Tu connais donc les régions où l’air, ce luxe prétentieux, est encore respirable ? Ca m’intéresse ;)

  4. oui là où on ne mesure rien :)

    sinon la moyenne montagne autour de 1000m est idéal, moins d’allergènes, air plus sec et plus épuré et pas de moustiques :D

  5. pour le particulier qui se chauffe et prend sa voiture, il n’y a pas encore de contrainte forte pour agir. Mais ça viendra.

    La voiture… cette saleté.

    [mode râleur ON+]message personnel à tous les parisiens ou passants motorisés : un grand merci, vraiment, de pourrir l’air juste pour déplacer votre aimable popotin. [/mode râleur ON+]

  6. Ce qui m’agace, c’est que l’on peut avoir un gros véhicule et l’utiliser très peu (bon, j’ai découvert que le diesel était pas le top). Et circuler en vélo ou à pied, métro, bus dans Paris.

  7. Exactement : c’est quand même pas si dur de prendre un métro/bus/tram à Paris… Ou un taxi. Ou marcher (c’est bien, pour faire de la photo), ou faire du vélo (mais j’aurais trop la trouille avec les psychopathes qui s’excitent derrière le volant de leur véhicules de destruction massive).

    Marseille ? j’ai tenté d’y passer une semaine avec ma douce il y a 5 ans (pour explorer la cité radieuse de Le Corbusier, de chouettes photos !), on a du rentrer au bout de deux jours. Tant l’air était pollué.

  8. Quand je vous lis, je mesure ma chance de vivre en (demi) montagne… Et je souffre comme David à chaque fois que je retourne à Lyon. C’est un mal des grandes villes ?

  9. moi je n’en souffre pas (heureusement j’aime les grandes villes) mais c’est terrible pour les personnes fragiles

  10. Ce qui est terrible, c’est justement que tu crois ne pas en souffrir. On en reparle dans quelques années, ou bien à ton retour d’un voyage de plusieurs semaines en territoire non (moins) pollué, tu ne crois pas ?

  11. non, non et ça fait tellement d’années (comment ça je suis vieille ?!) :) mes parents n’en souffrent pas, ni mon frère ni ma soeur, aucun de leurs enfants n’a d’asthme – on n’est pas systématiquement malades en ville ;) mais il y a des gens qui y sont sensibles et ce dès leur naissance, alors cet environnement ne leur convient pas.

    Toutefois, le prochain gros souci de santé publique va être l’intérieur de nos habitations et de nos bureaux :(

  12. Toutefois, le prochain gros souci de santé publique va être l’intérieur de nos habitations et de nos bureaux :(

    Ça, je m’attends à une vieillesse… ludique. Du moins, si j’arrive jusque là.

  13. Rétrolien : Invisible, la pollution atmosphérique ? | davidbosman.fr

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