À propos de Ubuntu

Suite à l’essai mitigé de la beta de Ubuntu 12.04, il me semblait utile de préciser que depuis l’installation de la version finale, tout fonctionne très bien.

ubuntu-web

Ubuntu n’est pas exempt de bugs ni de défauts de jeunesse, surtout dans Unity (son Bureau par défaut), mais c’est un vrai plaisir de travailler dessus. Tout spécialement si l’on aime utiliser le clavier.

En fait, avec Gnome-shell (un autre Bureau disponible pour GNU/Linux), Unity est une des innovations les plus encourageantes qui soit arrivée dans les logiciels libres depuis… des années. Il suffit de voir sur les forums à quel point ces deux nouveaux Bureaux enragent les « pros » et les « utilisateurs experts » (autoproclamés tels), souvent parce que ça les oblige à changer leurs petites habitudes, pour comprendre à quel point c’est un vrai changement dans le bon sens 😉

Au niveau du support du matériel, c’est toujours la loterie (ça peut être parfait ou… pas bon), et mon conseil tiens toujours : si possible, achetez du matériel réputé pour son support de GNU/Linux (carte graphique Intel, par exemple) : renseignez-vous sur le Web avant d’acheter. Dans mon cas, tout est reconnu et configuré out-of-the-box par Ubuntu, sur mon ThinkPad X220 (tout, sauf le lecteur d’empreintes digitales, dont je me fiche). Avec la nouvelle version de Ubuntu, l’autonomie de la batterie semble même sensiblement améliorée (je ne chronomètre pas vraiment), mais on reste en deçà de ce que permet Windows sur la même machine.

Le vrai point faible reste, à mon avis, la qualité des applications proposées. Mais ce n’est pas tant un défaut de Ubuntu (ou de GNU/Linux, en général) que l’expression même de la philosophie des logiciels libres, dont le souci majeur n’est pas vraiment le design ou l’ergonomie des outils développés. Surtout comparé à ce qui est proposé sur OS X. J’espère que Unity, et Gnome-Shell, vu leur choix radical de mettre en avant le design et l’ergonomie (quitte à fâcher tous les fossiles, quitte à faire des choix qui sont discutables et qui devront être remis en question) encourageront les développeurs à s’y intéresser davantage pour leurs propres applications.

Il me manque aussi toujours l’équivalent de Notational Velocity (pour la prise de notes), de TextMate (ou MarsEdit) pour bloguer (le module WordPress de Emacs ne rivalise absolument pas avec le module blog de TextMate). Et ce genre de petites applications qui me font tant apprécier bosser sur OS X.

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9 commentaires » Ecrire un commentaire

  1. Il suffit de voir sur les forums à quel point ces deux nouveaux Bureaux enragent les « pros » et les « utilisateurs experts » (autoproclamés tels), souvent parce que ça les oblige à changer leurs petites habitudes, pour comprendre à quel point c’est un vrai changement dans le bon sens

    Wow alors ça c’est un argument qui vaut son pesant de cacahuètes quand même… Je m’attendais à tout sauf lire un truc pareil ici je dois dire. C’est la baffe du lundi.

    Je ne pense pas qu’on puisse juger de la qualité d’un changement à l’échelle des perturbations qu’il génère chez « les anciens » — appelons ainsi les utilisateurs de longues dates — mais éventuellement à tous les avantages qu’on peut y trouver une fois la période de perturbation passée par exemple. Ou encore à la facilité avec laquelle les nouveaux venus peuvent s’y débrouiller sans l’aide d’anciens par rapport aux systèmes précédents.

    Bref tout ça pour dire que cette assertion m’a vraiment scié et pas dans le bon sens :-/

  2. Bref tout ça pour dire que cette assertion m’a vraiment scié et pas dans le bon sens

    J’ai de la colle en promo, tu en veux ?

    Sans blague, t’étonner que je puisse troller… ça revient un peu s’étonner que la Terre tourne autour du soleil.

    Mais, que ça te séduise ou pas, ces pleurnicheries et ces appels à la mort de Ubuntu (va lire les forums, les articles), ça reste un sacré signal d’un vrai changement (et selon moi dans le bon sens) : bousculer les habitudes, ça fait toujours râler… Et, pour en rajouter une couche toute nuance (troller, moi !), je pourrais dire que c’est tout spécialement le cas dans le petit monde des libristes dont une masse relativement négligeable (mais particulièrement vocale) vit accrochée à ses certitudes et à ses habitudes comme des moules à leur rocher.

  3. Ah mais je suis d’accord avec le fait que « les anciens utilisateurs » en général et dans le monde des libristes en particulier ont tendance à aimer l’immobilisme à un point frisant l’absurde. Je n’ai rien à redire à ça, je râle assez sur le sujet. Que tu trouves ses changements bons pour x ou y (autres raisons), ok. La quantité de bureaux différents en informatique (et sur Linux en particulier) semble démontrer qu’on a tous des besoins, des attentes, des façons d’aborder son flux de travail et 1000 autres caractéristiques différentes et qu’un bureau unique ne suffit par à y répondre.

    Sans blague, t’étonner que je puisse troller… ça revient un peu s’étonner que la Terre tourne autour du soleil.

    Non, ce qui m’a surpris c’est d’affirmer que parce que ces changements enquiquinent « les anciens utilisateurs », ils sont forcément bons. Qu’un changement soit estimé bon par sa capacité à déranger les gens et créer de l’agacement me sidère, c’est tout.

    Et pourtant je ne te trouve pas si habitué des trolls velus justement… De prises de position fortes portées par des réflexions personnelles oui, et j’apprécie beaucoup ça. Et c’est pourquoi cette assertion m’a scié quand je l’ai lu (ok, file la colle stp! ;-))

  4. Non, ce qui m’a surpris c’est d’affirmer que parce que ces changements enquiquinent « les anciens utilisateurs », ils sont forcément bons.

    Ce n’est pas exactement ce que je dis :

    Il suffit de voir sur les forums à quel point ces deux nouveaux Bureaux enragent les « pros » et les « utilisateurs experts » (autoproclamés tels),

    Mais, oui : une partie des utilisateurs, très vocale, végète dans une certaine idée de l’ordinateur et du Bureau, une certaine idée qui n’est souvent qu’une couche de poussière accumulée par dessus leurs habitudes, et sur l’utilisateur qui devrait mériter son outil. Et freinent de toutes leurs forces pour empêcher de changer ça.

    Je comprends leur agacement (Ubuntu est bien moins configurable depuis GS et Unity), mais je ne comprend pas leur haine pour ce qui n’est qu’un détail (et un détail en voie d’être réglé, comme prévu : ça évolue vite). Surtout que rien ne les oblige à utiliser GS ou Unity…

  5. Ce n’est pas exactement ce que je dis :
    Il suffit de voir sur les forums à quel point ces deux nouveaux Bureaux enragent les « pros » et les « utilisateurs experts » (autoproclamés tels),

    Si parce que tu as ajouté

    souvent parce que ça les oblige à changer leurs petites habitudes, pour comprendre à quel point c’est un vrai changement dans le bon sens

    C’est la phrase entière qui m’a fait tiqué, pas juste le début 😉 (vilain, comme tu essaies d’esquiver :-p). Ceci dit, avec nos échanges en commentaire je comprends mieux ton point de vue. C’est plus clair pour moi. D’ailleurs je suis assez d’accord avec toi sur ce que tu m’as répondu à propos des libristes et de leur attitude en général.

  6. oups oublié de mettre en emphase le à quel point c’est un vrai changement dans le bon sens au bout de ma citation pour accentuer ce qui m’a fait réagir 😉

  7. Surtout que rien ne les oblige à utiliser GS ou Unity…

    Dans le phénomène que tu décris, c’est ce qui me semble le plus incompréhensible : les gens n’aiment pas Unity, soit. Mais tout l’intérêt d’être sur Linux c’est justement de pouvoir essayer des dizaines et des dizaines de distributions et/ou de gestionnaires de bureau différents, voir de tout configurer depuis zéro avec des distributions comme Archlinux…

    Au final ça illustre sûrement quelque chose de très basique : quand une communauté (en l’occurrence ce serait celle d’Ubuntu) a intériorisé des habitudes, dès qu’elles sont modifiées ça gueule dans dans tous les sens. On retrouve exactement la même chose chez les utilisateurs mac : souvenez-vous du tollé au moment du lancement de l’App Store dont l’agencement des boutons diffère des standards Apple précédents.