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Tenir son journal en Markdown

par David, le 12 janvier 2012 9:59

Bref, Day One c’est le lightroom de mes textes…!

Urbanbike : Day One 1.5 sur Mac et MultiMarkdown

Si après un tel compliment vous n’avez pas envie de tester DayOne

Notez que je fais à peu près la même chose dans nvALT qui est donc, lui aussi et à sa manière, « le Lightroom de mes textes » ;-)

Ici, vous voyez les dernières pages de mon journal. Pour n’afficher qu’elles, dans le champ de rédaction/recherche de nvALT j’ai juste tapé -J-, qui est le code que j’utilise dans le nom de mes fichiers pour distinguer mon journal du reste (billets de blog, notes de lecture, etc.). Je peux ensuite passer d’une page à l’autre avec les flèches du clavier, ce qui affiche immédiatement la note correspondante. Elles sont affichées de façon chronologique (la plus récente en haut) :

Nv Alt007.png

Ci-dessus le Markdown brut de décoffrage. Ci-dessous avec l’aperçu intégré de nvALT (Ctrl+Cmd+P) dont je pourrais, si ça me chantait, changer les CSS pour le rendre plus joli :

nvALT 02
Accessoirement, je peux donc aussi ajouter du son, de la vidéo, des fichiers en pièce jointe, etc. Tout ce que je peux ajouter dans une page Web, je peux l’ajouter dans mes notes : même si cela ne s’affichera pas forcément comme sur un site, je pourrais toujours cliquer sur le lien et accéder au fichier.

Notez dans le bas de l’aperçu, des options pour exporter/partager/imprimer/afficher le HTML etc. :

Nv Alt009.png
On rappellera que nvALT est une version de NotationalVelocity (un fork, en langage geek) créée par Brett Tersptra, le développeur de Marked…

Pour ajouter des images dans une note, il suffit de les faire glisser sur la note dans nvALT, là où vous voulez qu’elles apparaissent, le code correspondant est alors créé :

Nv Alt010.png
Un clic sur le lien ouvre le Finder et sélectionne automatiquement le fichier correspondant.

Pourquoi c’est mieux ?

L’avantage de ce système, pour moi — j’insiste : pour moi, car c’est un choix technique que j’ai fait il y a quelques années de ne plus enfermer mes écrits dans une application ou dans un système d’exploitation; un choix qui fait que j’utilise TextMate pour bloguer et pas MarsEdit, et qui fait que je n’utiliserai pas DayOne pour mon journal, bien qu’il soit très sympa — c’est que mon journal personnel, comme toutes mes autres notes, est stocké sous la forme de simples fichiers texte. C’est-à-dire que mes notes sont lisibles partout, sur n’importe quel terminal ou ordinateur, sur n’importe quel système d’exploitation.

Finder 002.png
Ici, mes fichiers dans le Finder de Lion.

Elles ne dépendant pas non plus d’une application X ou Y (et je n’ai pas besoin de les exporter, si je veux les récupérer pour les éditer ailleurs). Toutes mes applications (nvALT, TextMate, ByWord) accèdent directement à la même note, au même fichier unique : je passe d’une appli à l’autre de façon complètement transparente.

Finder 03.png

C’est 100% portable et 100% incassable. Et vu que ce sont des fichiers texte, c’est 100% compatible Dropbox. Donc facile à synchroniser, sauvegarder et même à partager. Toutes mes notes sont dans ma Dropbox :

Finder 007.png

L’autre avantage c’est la lisibilité : vous le voyez sur les captures précédentes, les titres rédigés en Markdown sont composés de « # », une URL ou une image c’est un couple de crochets et de parenthèses avec le chemin vers le fichier. Etc. Aucun souci pour relire le texte, même en Markdown. Je ne veux pas me farcir des usines à gaz en XML ou en Mallard ou etc. juste pour pouvoir structurer mes petites notes personnelles.

Et là aussi, comme pour les fichiers eux-mêmes, Markdown est 100% portable : que ce soit sur OS X, iOS, Windows ou Ubuntu je sais que je peux non seulement écrire en Markdown, mais aussi le convertir en d’autres formats, très facilement.

Pour terminer ce billet un peu long, voici quelques astuces pour nommer ses fichiers efficacement, pour éviter de se fatiguer inutilement, et pour utiliser Markdown ailleurs que sur Mac :

From → General

20 commentaires
  1. BookBook33 permalink

    Petite question : si tu utilises NV avec une synchro Dropbox, avec quoi gères-tu ces fichiers sous iOS (visu + édition) ?

    De mon côté j’utilise les 2 solutions. Day One pour mon journal, et le couple NV/Simplenote pour tous mes autres textes. Je préfère séparer mes notes personnelles et professionnelles, trop parano surement ;-)

  2. Ca dépend de l’éditeur de texte du moment, ça change tout le temps sur iOS. seul critère: compatible Dropbox et qu’il me laisse choisir le dossier où lire/écrire les fichiers. Simplenote est bien aussi et compatible avec Dropbox…

  3. Une raison pour laquelle j’utilise Day One ? C’est que c’est une application élégante… Et ça compte dans ma petite vie de graphiste !

  4. Edit: Mes notes pro sont séparées. Un dossier par projet, et pas toujours en TXT: pas mal de monde veux du Word ou autre chose que TXT ;)

  5. @Urbanbike : oui, on en a déjà parlé toi et moi et je suis bien d’accord. Je place la barre plus bas que toi, et je privilégie la portabilité (c’est aussi pour a que j’aime bien Scrivener depuis le début : dedans, c’est du bête RTF) ;)

  6. Merci beaucoup, David, d’avoir soulevé deux détails qui m’avaient échappé (étant pourtant un grand utilisateur de nvAlt) :

    • le fait qu’on puisse simplement glisser une image dans un texte pour en faire un lien, image qui est ensuite directement lisible quand on active l’aperçu en Markdown

    • le raccourci Ctrl + Cmd + P pour activer cet aperçu Markdown, justement ! jusqu’à maintenant je me contentais de maintenir la touche Ctrl enfoncée, et ça m’agaçait parce que ça s’activait inopinément lorsque je passe d’un « Bureau » à un autre sous Lion, ce que je fais très souvent (oui, je n’ai pas de MacBook avec trackpad multitouch, « juste » un MacBook blanc de 2007, donc, pour passer d’un bureau à un autre, j’utilise Ctrl + flèche droite ou gauche)

    Très bon article, en tout cas, même si pour ma part tu prêches un converti ;-) Ceci dit, si j’ai été converti à l’utilisation d’outils qui me permettent l’ « interopérabilité » tous azimuts, c’est justement bien grâce à toi, Patrick Rhone et Douglas Barone, entre autres.

  7. Sans utiliser de journal, mais d’autres thèmes, j’ai adopté ton système de code. Je dois avouer que c’est terriblement puissant, autant que simple, en s’intégrant bien à la « philosophie » de NV. La portabilité que tu soulignes en a fait aussi la seule solution véritablement simple à gérer et d’accès pour une utilisation « pro », où j’ai dû mettre en place un système de documentation accessible pour plusieurs utilisateurs qui sont sous windows via Resophnotes et Dropbox (pas trouvé de solution pour linux). Ça permet à chacun de modifier, de créer à tout moment une note, avec une compatibilité directe sur les deux plate-formes sans se soucier ni d’enregistrer, ni du format d’enregistrement et/ou d’export qui multiplierait inutilement les versions de fichiers.

  8. pas trouvé de solution pour linux

    Le lien que je donne dans le billet: Pour utiliser Markdown sous GNU/Linux ? Avec le bon plugin, gedit enregistrera aussi automatiquement ;)

  9. Edit: la suite

    mais c’est vrai que ça manque (et c’est dingue, quand on y pense) un NotationalVelcoity sous Linux, autre chose que Tomboy. J’ai listé quelque bricolages ici

  10. Merci pour les liens. J’avais déjà jeté un oeil sur ces articles, je vais regarder de plus près gedit qui a l’air plutôt pas mal. Quand je dis que je n’ai pas trouvé de solution pour Linux, je devrais préciser que je n’ai pas trouvé de solution pour faire une recherche instantanée dans l’ensemble des notes/fichiers txt. La solution Tomboy est rédhibitoire pour les mêmes raisons que toi et c’est bien dommage car l’idée était d’avoir un outil compatible entre différentes plates-formes, mais aussi simple (et diablement efficace) à utiliser avec la possibilité de faire une recherche et une consultation des notes à travers une même interface sans avoir à ouvrir/fermer les fichiers. Dans ce sens NV/NValt est infiniment plus efficace par exemple qu’un couple spotlight – Textedit.

  11. edit et pour info :

    Je viens de trouver MyNotex qui offre recherche et consultation dans la même interface, très bon point même si un peu usine à gaz. Mais il n’a l’air compatible qu’avec lui-même sauf peut-être bidouille : il crée un seul fichier de base de données avec les notes dans le même fichier. Ça peut-être une solution si on n’a pas besoin d’être multi-plate-forme.

    http://sites.google.com/site/mynotex/

  12. Pour ne rien te cacher, il ne m’avait pas convaincu. Trop foutoir et, de mémoire,fermé sur lui-même.

    J’avoue que l’obstination des libristes à ne pas adopter Markdown (et un truc comme NV, qui est open source) m’étonne. Ils ont d’autres outils, mais aucun aussi simple et léger. Bizarre.

  13. Edit: il y a aussi Zim.

  14. Matsya permalink

    Et l’interface Web de SimpleNote associée à une synchro Dropbox, ça ne suffirait pas ?

  15. A chacun de décider. Mais alors, on pourrait carrément utiliser Evernote sous Linux (il a un accès Web). J’ai du mal à bosser dans un navigateur ;)

  16. Signor D permalink

    À côté: ça m’a frappé cette habitude française (parisienne?) de décorer la rue avec les posthumes de Noël.

    D

  17. Matsya permalink

    @David : dans ce cas, un éditeur de texte pour écrire, un compte SimpleNote pour l’accès universel et pour de la recherche et de la synchro avec Dropbox. Pour bosser sur Mac : nvAlt ; pour bosser sur Windows : Notepad++ et pour bosser sur Linux : un éditeur du même genre. :D

  18. @Signor D : d’autant plus bizarre qu’il y a pas mal de « zones de ramassage » dans Paris où on peut déposer son arbre mort.

    Enfin, moi j’ai pas ce problème : je suis contre le massacre des sapins, j’en ai un fait main

    @Matsya : L’idée est de cher des équivalents de Notational Velocity partout, y compris sous Linux. Un éditeur ne suffit donc pas ;)

  19. Sur GNU/Linux, une alternative très proche de Notational Velocity et nvATL réside dans… Emacs ! À vrai dire pas dans Emacs directement, mais dans un de ses nombreux modes, Deft : http://jblevins.org/projects/deft/

    Deft reproduit à l’identique le fonctionnement de Notational Velocity et si tu le couples avec le mode markdown du même développeur (http://jblevins.org/projects/markdown-mode/) tu peux aussi bénéficier d’un aperçu dans un navigateur.

    Personnellement c’est ce que j’utilise quotidiennement et ça fonctionne très bien. En revanche ça implique de s’être familiarisé avec le fonctionnement d’Emacs qui au départ peut paraître assez complexe.

  20. J’avais essayé mais sans doute trop complexe pour moi ?

    Ce serait sympa que tu trouves le temps d’expliquer comment ça marche (et correctement le configurer) :)

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