Les aventures de Martine dans la physique quantique
L’avantage quand on ne dors pas, c’est qu’on peut soit regarder la TV, soit lire. Je préfère lire. Ce soir, donc, je lis, et pas n’importe quoi :

Forcément « time travel » et « teleportation » dans le même titre, ça ne pouvait que retenir mon attention
OK, j’exagère : j’ai effectivement lu ce résumé, qui m’a donné envie d’en savoir plus. Mais un tel papier est à des années-lumière de ce que je peux comprendre.
Cela dit, j’essaye vraiment de le lire, pour piger les grandes lignes et récupérer tout ce que je peux : ça pourrait m’aider à débloquer une histoire de voyage temporel qui est dans une impasse depuis quelques temps — un truc tordu, où la politique se décide depuis le futur par des « congrégations économiques », qui ont pris la place des religions, mais est mise en oeuvre dans le passé par des « missionnaires » qui peuvent seulement aller vers le passé, sans contrôle précis sur la date d’arrivée et sans possibilité de revenir dans le futur, mais conservant leur libre arbitre (pour agir comme ils le veulent, ce qui m’ennuie).
Entre autres choses, je retiens que leur théorie du voyage dans le temps échapperait au paradoxe du grand-père, et que « le voyageur temporel » n’aurait qu’une marge d’action limitée de façon statistique. C’est pas con, et ça m’arrange bien.
D’un point de vue technique, je crois pouvoir affirmer qu’il ne suffira pas de mettre un convecteur temporel dans une voiture qui roule au plutonium pour fabriquer une machine temporelle

Si ça vous dit de me tenir compagnie dans cette lecture : The quantum mechanics of time travel through post-selected teleportation arXiv:1007.2615v2.



J’avais lu le papier, trouvé depuis un article sur Wired. Mais sinon, le paradoxe du grand-père est résolu depuis longtemps, suffit de passer par les multivers. J’avais tenté de dresser un arbre des possibles une fois pour un projet, je crois que je pourrais encore le continuer pendant une dizaine d’années tellement on peut multiplier les ramifications. Donc si tu veux écrire une sorte de Seigneur des anneaux à univers imbriqués mais parallèles, tu sais ce qu’il te reste à faire
Ha oui, c’est ça: Wired. Dis donc, un article où je ne cite pas la source, c’est une perle rare…
Je ne veux pas de multivers, c’est tout le problème. Je souhaite qu’ils suivent une ligne, mais sans se transformer en machines imbéciles : qu’ils aient un peu de liberté quand même.
C’est marrant, vous êtes deux à m’avoir proposé des pistes similaires. Va falloir que j’en parle
Bah disons que le multivers, c’est un peu la solution de facilité à ce problème. Jusqu’à que tu penches dessus, parce que pour réussir le truc, il faut une discipline de fer et fermer un maximum de possible. Mais c’est super enthousiasmant pour un type qui aime les statistiques comme moi.
« Va falloir que j’en parle » : tu sais où me trouver