Écrire un roman avec Ulysses III

Quelques années après son excellent Writing a novel with Scrivener, le romancier David Hewson annonce la sortie d’un nouveau manuel d’écriture : Writing a Novel with Ulysses.

S’il est à moitié aussi bon que son Scrivener l’était, je suis sûr que ce sera un bon achat — pour se faire une idée, les trente premières pagesseront disponibles ici.

Bien sûr, on peut se demander pourquoi on devrait utiliser Ulysses III pour écrire un roman ? En fait, on ne doit pas, on peut. Il y a pas mal de raisons à l’envisager :

  • Sa simplicité. Ulysses, c’est du TXT, quelque chose de léger, de fiable et de compatible avec tout. Mais c’est du TXT joliment mis en page — vu les heures passées à le regarder, c’est pas plus mal.
  • Sa portabilité. Ulysses est compatible avec iCloud, on retrouvera donc nos textes sur tous nos Mac.
    Il est aussi compatible avec Daedalus Touch, sur iOS — compatibilité partielle avec Daedalus, on attend Ulysses Mobile pour corriger ça. Il est donc possible de travailler n’importe où.
  • Sa gestion des projets d’écriture. Aucun problème pour travailler sur un ou plusieurs projets distincts, simples ou structurés. Ni pour passer rapidement de l’un à l’autre.
  • Aucun problème non plus pour écrire de façon linéaire, ou non. Comme avec Scrivener, rien de plus simple que de rajouter un passage ou de réorganiser complètement le texte.
  • Ses options d’exportation, y compris vers ePub.
  • Etc.

Mais la chose qui m’a le plus séduit dans Ulysses III, et celle aussi qui m’a le plus fait hésiter à sauter le pas, c’est qu’il est arrivé juste au bon moment, pour moi.

Après des années à causer Markdown sur ce blog, Ulysses est arrivé exactement au moment où je me demandais si tout ce bavardage autour de Markdown, des éditeurs spécialisés Markdown et des astuces pour optimiser mon workflow Markdown, ce n’était pas avant tout une excuse pour ne pas écrire.

En cachant Markdown sous son joli capot, et en se chargeant de gérer les fichiers à ma place, Ulysses m’a offert une solution idéale : continuer à utiliser Markdown et le TXT sans plus devoir penser à Markdown — on peut utiliser Ulysses sans même savoir que Markdown existe — ni aux fichiers TXT : plus besoin de les nommer, copier, sauvegarder, organiser manuellement, Ulysses se charge de tout (à la façon de Scrivener).

Ulysses, pour moi c’est ça : un outil disponible partout, qui se charge de tout ce qui n’est pas lié à l’écriture — mais qui me laisse ce minimum de mise en page que j’apprécie — et qui me laisse me concentrer sur une seule chose : écrire. David Hewson le dit mieux que moi :

Ulysses hides Markdown marvellously — for the average user it’s just a word processor with familiar italic and bold keystrokes. The code stays underneath the surface unless you really want it. Instead you get a very pure writing experience that’s about words and words alone.

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Encore mieux qu’écrire un roman en trois jours : l’écrire en un seul jour

Le NiaD — Novel in a Day — est organisé par quelques membres du forum des utilisateurs de Scrivener : plus d’informations, en angais. Pour vous faire une idée précise de ce que ça donne, vous pouvez télécharger le résultat des trois précédentes éditions — en Epub/Kindle/PDF, ainsi que le fichier Scrivener dans le fil de discussion dédié à chaque roman.

En dehors des délais, la différence avec le roman en trois jours de Moorcock et le NaNoWriMo, qui commence dans quelques semaines à peine, c’est que l’écriture de ce roman est collective : le jour dit, chaque auteur recevra des informations sur ce que devra contenir son chapitre.

Je serai curieux de savoir combien d’auteurs francophones — publiés ou non — seraient intéressés de se lancer dans un tel projet ? Moi, ça m’intéresserait. Et vous ?

N’hésitez pas à faire circuler l’info, on verra si ça suscite assez de vocations pour créer notre propre « Reuj » — Roman en un jour ;)

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We are all in together

The number of individuals who know how to make a can of Coke is zero. The number of individual nations that could produce a can of Coke is zero. This famously American product is not American at all. Invention and creation is something we are all in together. Modern tool chains are so long and complex that they bind us into one people and one planet. They are not only chains of tools, they are also chains of minds: local and foreign, ancient and modern, living and dead — the result of disparate invention and intelligence distributed over time and space. Coca-Cola did not teach the world to sing, no matter what its commercials suggest, yet every can of Coke contains humanity’s choir.

Kevin Ashton: What Coke Contains, via Rands in Repose.

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