Ecrire et publier

On me fait parfois remarquer que j’écris beaucoup moins depuis plusieurs mois.

Ce n’est pas exact.

Ce qui est exact, c’est que je publie beaucoup moins (trois billets aujourd’hui, un dernier sursaut avant l’agonie finale ?). Mais je pense n’avoir jamais autant écrit de ma vie… ni autant jeté. Je ne publie pas tout ce que j’écris.

Occupé à d’autres tâches, ou plus exigeant envers moi-même, ou juste moins intéressé par certains sujets avec lesquels je n’arrive plus à m’amuser quand j’écris ? Peu importe, ce qui compte pour moi c’est de maintenir la distinction entre l’acte d’écrire et celui de publier ce qu’on a écrit.

Ce sont deux gestes qui n’ont pas la même portée — j’écris pour moi, je publie pour le partager avec vous — et ce sont deux temps distincts, même si l’écriture numérique a permis de rendre quasi simultanés ces deux moments et si elle nous offre, enfin, la possibilité d’une écriture — comme d’une lecture — moins solitaires.

Si ma prose vous manque (merci beaucoup !), dites-vous que ce n’est pas la première fois que je prends le temps de ralentir et que ce n’est pas une condamanation à vie à moins publier — ce n’est pas une condamnation du tout, en fait.

Souvenez-vous aussi que j’ai repris le blog activement il y a deux ans de ça — et publié plus de 800 articles depuis. Si vous poussez plus loin dans les archives du blog, vous trouverez un peu plus de 3000 articles (edit: et non pas 9000 comme noté un peu hâtivement), rédigés sur les 10 dernières années. Un paquet de textes, donc, sur des sujets variés, dont une bonne part me semble toujours d’actualité… même s’ils ne sont pas datés de ce matin.

Au fond, je ne sais pas qui a décidé que le lecture en ligne ne devait se faire qu’à la surface des sites, mais c’est franchement con : il y a bien d’autres choses à lire que le tout dernier article publié, ici comme ailleurs, si, si ;)

flattr this!

Apprendre (la photo)

« Apprendre » signifie deux choses différentes : c’est donner un savoir et c’est recevoir ce savoir. Non seulement ça, mais il me semble évident que le prof comme l’élève apprennent dans les deux sens du terme — ils donnent et ils reçoivent l’un de l’autre — en même temps. Du moins, c’est comme ça que ça devrait se passer. Y compris pour la photo.

Début juillet, jai passé une semaine chez ma soeur, dans l’objectif d’apprendre la photo à ma nièce qui s’est passionnée pour la photo depuis deux ans et qui, du haut de ses treize ans, souhaitait passer à la vitesse supérieure.

Un objectif bien prétentieux pour un type comme moi, qui n’a plus d’autre contact avec la photo que le plaisir d’en faire. Mais pas de quoi s’inquiéter : si je ne suis pas HCB, je connais un peu le sujet, assez pour lui mettre le pied à l’étrier, je connais « mon élève », et je n’ai pas peur d’improviser. Et dans le pire des cas, si ça ne marchait pas, on pourrait toujours se rabattre sur les batailles de polochons.

Lire la suite →

flattr this!

Relief

2014 0712 w 212003 2493

Le seul relief perceptible dans ce ciel uniformément et infiniment gris qui recouvre la Belgique depuis une semaine, c’est la silhouette des feuillages et la ligne des toitures.

2014 0710 w 141201 2473

Je ne sais pas si je trouve ça déprimant — après tout, d’un mois d’été on attend le plus souvent l’image classique d’un mois ensoleillé — car j’aime toujours autant me balader ou m’installer au jardin, dès qu’il ne pleut plus, pour photographier, pour respirer, pour lire ou pour regarder les nuages… même quand c’est un seul nuage qui n’en finit pas de ne pas passer.

Par contre, qu’est-ce que c’est frustrant de ne pas avoir d’appareil photo résistant à la pluie — Fuji, un 23mm weather proof, pour aller avec ton X-T1, tu veux bien en faire un, dis ?

flattr this!

Obsolescence géographique

Where

Un pays, d’accord, mais lequel ? Celui où je suis né ? Celui où je vis la majorité du temps ? Celui où je suis en ce moment même ? Celui d’où je semble me connecter à Internet ? Celui que j’aime le plus (aucune idée, j’aime des lieux et des personnes, aucun pays ni aucune nation) ? Celui où je rêve d’aller ? Celui où je redoute d’aller ?

Internaute, me demander de nommer un pays n’a pas plus de sens que de me demander la marque du jean que je porte ou encore la marque du canapé sur lequel mon rondouillard popotin, emballé dans ledit jean, est vautré.

2014 0710 w 082922 2467

Puisqu’ils veulent tant le savoir, je suis connecté depuis une cabane, au fond d’un jardin. Et il y a plein d’araignées qui y tissent autre chose qu’un réseau, pour y capturer autre chose que des ragots et des potins, sur les réseaux sociaux ;)

flattr this!