Les Notifications iOS vont enfin me servir à quelque chose

J’y crois pas, mais les Notifications sur l’écran d’accueil de iOS vont me servir à quelque chose et cela grâce à… la dernière mise à jour de OneNote.

Elle apporte, entre autres choses, la possibilité de créer rapidement une nouvelle note à la volée (énorme gain de manipulations), ainsi qu’un accès rapide aux notes récentes tous blocs-notes confondus :

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Mon iPad est en anglais, pas de panique.

Créer une note rapide existait depuis un moment sur Windows Phone/Mobile, c’est très chouette d’en disposer sur iOS.

Allez, Microsoft, encore un effort pour accélérer le premier démarrage de OneNote, pour que ça devienne carrément génial.

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Mise à jour de Ulysses, encore plus de <3

J’aime beaucoup Ulysses, c’est pas un secret. Comme le souligne David Hewson, sa dernière mise à jour rend cette application encore plus chouette.

Je laisse à d’autres le soin de lister toutes les nouveautés — elles sont détaillées sur la page respective de la version OSX et iOS. Ce qui m’intéresse le plus ce ne sont pas forcément les grosses annonces :

  1. Sauvegardes. Ok, ça c’est une vraie grosse nouveauté que je désespérais de voir arriver : Ulysses sauvegarde automatiquement vos textes, et cela même si vous utilisez iCloud pour les synchroniser avec l’iPad.
    C’est plutôt rassurant en regard du très peu de confiance qu(e m)’inspire iCloud. Tellement peu, en fait, que je m’obligeais à régulièrement exporter chaque projet, juste au cas où… C’est du passé, byebye corvée — joie !
  2. Le glisser-déposer d’une sélection de texte pour créer une note. De quoi je cause ? Affichez le panneau des pièces jointes, dans votre feuille sélectionnez un bout de texte et faites-le glisser sur le panneau. Pouf, une nouvelle note est créée avec ce texte. Hyper pratique pour rapidement parquer des passages dont on ne sait que faire (je ne suis pas fan des blocs de commentaires dans le texte). C’est un truc qui me manquait… au point de leur avoir suggéré de l’ajouter.
  3. La préservation de la date de création d’une feuille, même quand elle est importée ou déplacée. ->Ça<-, c’est une bénédiction pour un maniaque dans mon genre : l’assurance de toujours savoir quand on a commencé à écrire un texte. Quelque chose que Scrivener et même Word offrent par défaut, mais qui (me) manquait dans Ulysses.
    Ca semble tout con, mais on commence à l’apprécier à sa juste valeur après quelques mois ou quelques années : quand on réalise qu’on n’arrive plus à se rappeler quand on à écrit ceci ou cela.

Pourrait mieux faire

Ce qui manque toujours à la version OS X, à mon avis, ce sont des raccourcis clavier adaptés au clavier AZERTY ou, au moins, la possibilité de les changer directement dans Ulysses.

De nombreux raccourcis par défaut ne fonctionnent pas, ou pas aussi bien, obligeant à une fatigante gymnastique des doigts, sur un clavier AZERTY. Ce qui condamne l’utilisateur à passer par la souris et par les menus, et c’est dommage pour une application dont les devs sont, légitimement, fiers de signaler qu’on peut tout faire depuis le clavier : « No need to lift your fingers from the keyboard« … sauf avec un clavier AZERTY, donc.

Je suis surpris que si peu de tests en français prennent la peine de mentionner ce « détail ». D’autant que ce serait l’occasion de rappeler qu’il est toujours possible de modifier les raccourcis d’une application, via les Préférences système de OSX, mais ça reste fastidieux et je préfèrerais une option intégrée à Ulysses — avec la possibilité de facilement Exporter/Importer le tout.

Pour info, voilà à quoi ressemblent certains de mes raccourcis personnalisés — garantis sans gymnastique des doigts sur un clavier AZERTY 😉

Menus Ulysses

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Prouesses d’ingénieurs : NASA, ESA, Apple et moi

12 novembre 2014, après un voyage de 10 ans et de 6.4 milliards de km parcourus, l’ESA parvient à faire se poser Rosetta/Philae sur la comète 67P Churyumov-Gerasimenko. Philae se pose malheureusement dans un cratère trop sombre, privée des rayons du soleil, elle semble condamnée à s’éteindre pour toujours. Les ingénieurs sauvent la mission en faisant entrer la sonde en hibernation le temps que la comète se rapproche du soleil avec une meilleure orientation. Six mois plus tard, Philae reprend brièvement contact avec l’ESA. (Elle sera au plus près de nous dans quelques semaines, en août 2015 !)

4 juillet 2015, après un voyage de presque 10 ans, l’ordinateur principal de la sonde NewHorizons tombe en panne quelques jours à peine avant de croiser Pluton. À une distance de plus de 4 milliards de km, les ingénieurs de la NASA se débrouillent pour dépanner l’ordinateur principal à l’aide de l’ordinateur de secours. (Le 14-15 juillet 2015, la sonde passera au plus près de Pluton !)

6 juillet 2015, défaillante depuis trop longtemps, je décide de remplacer la batterie de mon iPhone 5. À une distance de seulement quelques cm, l’opération se révèle malgré tout inutilement complexe et stressante en raison de la décision de Apple de ne pas prévoir une batterie facilement amovible. (Ah ben ouais, avec une batterie amovible, l’iPhone aurait pu être quelques millimètres plus épais, la honte quoi !)

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iTunes 12.2 (à peu près) utilisable, en quelques clics

Ou « comment j’ai appris à ne plus aimer iTunes Store ».

Dans un élan de créativité dépassant les espoirs les plus fous que l’on pourrait mettre dans le génie humain, Apple a réussi à rendre iTunes encore plus foutoir qu’il ne l’était. Avec une interface encore plus bordélique et, à ce qu’il semblerait, pour les malheureuxmasos encore clients de iTunes Match, le risque de voir leurs métadonnées mises à mal lors de la mise à jour. Manque plus que ça foute le feu au Mac et que ça ne transforme l’iPod en Zune.

À la fois, je suis émerveillé par la persévérance de Apple à continuer à creuser et terrifié par son obstination à ne pas admettre qu’à force de creuser elle va réellement finir par se planter et tuer iTunes. (OK, elle a déjà tué iTunes.)

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Orhan Pamuk, sur l’écriture

I’m happy when I’m alone in a room and inventing. More than a commitment to the art or to the craft, which I am devoted to, it is a commitment to being alone in a room. I continue to have this ritual, believing that what I am doing now will one day be published, legitimizing my daydreams. I need solitary hours at a desk with good paper and a fountain pen like some people need a pill for their health. I am committed to these rituals.
(The Paris review: Orhan Pamuk, The Art of Fiction No. 187)

Il n’y a évidemment pas qu’une seule façon d’écrire. Et j’ai toujours trouvé ça intéressant de comparer les façons de faire des uns et des autres, ainsi que la mienne. Et de voir comment tout cela évolue avec le temps.

Pas tant en ce qui concerne la manière d’écrire — assis, debout; en musique, en silence; à la main sur du papier avec un stylo ou un crayon de telle ou telle marque ou alors sur un ordinateur/tablette de telle ou telle marque, avec telle ou telle app; le soir ou le matin; nu et en érection ou habillé et chaste comme un moine; etc. — tout cela tenant plus du folklorique et de l’anecdotique (ou du conseil pratique : j’écris majoritairement debout ou allongé à cause de mon dos et d’une jambe douloureuse), qu’en ce qui concerne la façon même dont on conçoit l’écriture.

Par exemple, on pourrait mettre face à face la notion de Pamuk — savoir « qu’un jour » ce qu’il écrit et à quoi il se dévoue comme un artisan, « sera publié » — avec le Send dont nous parle Crouzet sur son blog et dans son dernier livre. Quelque chose que je connais bien, à défaut de l’avoir aussi bien analysé. Ou encore, pour parler d’un autre auteur que j’apprécie énormément, on pourrait le mettre en rapport avec le travail de François Bon sur son site : oeuvre ouverte et polymorphe, partagée alors même qu’il l’écrit : de l’artisanat en temps réel.

C’est génial. Ces deux-là sont passionnants à lire et à suivre comme auteurs et comme explorateurs de nouveaux terrains. Mais Pamuk — avec sa vision plus traditionnelle d’une écriture à pratiquer en solitaire, puis une fois terminée qui serait alors publiée pour être lue — ne me semble pas moins intéressant à lire. C’est différent.

On pourrait se demander s’il est encore possible, pour un nouvel auteur, d’écrire « à la Pamuk », aujourd’hui : seul à sa table, sans échange constant avec le reste du monde. Mais je pense que ce n’est pas la bonne question à se poser. Cela dépend de ce qu’on veut dire, et à qui on essaye de le dire.

Si je devais publier de la fiction aujourd’hui (ce n’est pas encore à l’ordre du jour) : bien entendu que ce serait en ligne et, probablement, ce serait sur Wattpad. Il y a pourtant beaucoup de choses que je n’aime pas dans cette plateforme, mais elle propose l’essentiel de ce dont j’aurais besoin en tant que nouvel auteur :

  1. Rendre visible. Faciliter la découverte de mon texte par de jeunes lecteurs. Jeunes, pourquoi ? Parce que ce sont des lecteurs dont on peut penser qu’ils se cherchent encore, et qu’ils sont prêt à prendre des risques avec de… jeunes — cette jeunesse-là n’est donc pas une question d’âge — auteurs.
  2. Créer un lien. Encourager les échanges entre ces lecteurs et moi. Comme ici, sur le blog, depuis toutes ces années.
  3. Par cet échange, réfléchir au texte et à son évolution. Cela ne veut pas dire attendre les ordres des lecteurs, mais avoir la possibilité de les écouter comme, au XIX siècle, les auteurs de séries que publiaient la presse, pouvaient écouter leurs lecteurs grâce… aux lettres qu’ils envoyaient aux journaux.

Cela ne m’empêcherait pas de réfléchir à des formes de publications plus traditionnelles. Ni de chercher une façon de monétiser cette écriture. Cela ne m’empêcherait pas non plus, souvent, de commencer d’écrire à la main — j’aime ça — puis de passer sur le clavier d’un ordinateur ou d’un écran.

De toute façon, quand j’écris à la main, même si je me voyais accroché à mon crayon comme un naufragé à sa planche, ce n’est pas comme si je me sentais seul au monde et perdu au milieu de l’immensité hostile de la feuille blanche. Car le reste du monde n’est jamais loin, même s’il ne prend pas de place posé sur le bureau ou rangé dans la poche de mon pantalon, dans mon iPhone.

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